Mis en avant

Lancement de l’Appel à propositions SOFACO Lot 3 « Spécial Covid-19 / Artistes individuels et Organisations culturelles »

Lire la suite « Lancement de l’Appel à propositions SOFACO Lot 3 « Spécial Covid-19 / Artistes individuels et Organisations culturelles » »

Mis en avant

Portrait de la première femme graffeuse du Sénégal Zeinixx, une « auteure » assumée de l’histoire

Lire la suite « Portrait de la première femme graffeuse du Sénégal Zeinixx, une « auteure » assumée de l’histoire »

Mis en avant

Cultures Urbaines: Round Up 2020, la Rétrospective de Momo (1ère Partie)

Lire la suite « Cultures Urbaines: Round Up 2020, la Rétrospective de Momo (1ère Partie) »

Mis en avant

Lettre ouverte au Président de la République, Protecteur des arts

Les acteurs de la Culture crient leur désarroi

Lire la suite « Lettre ouverte au Président de la République, Protecteur des arts »
Mis en avant

Sélection officielle STLOUIS’DOCS: Engagement citoyen, découvertes, lutte pour les droits humains…, des films pour des messages

Lire la suite « Sélection officielle STLOUIS’DOCS: Engagement citoyen, découvertes, lutte pour les droits humains…, des films pour des messages »

Mis en avant

Réaménagement de ses activités face à la Covid 19, Kër LEYTI « conserve » dans le digital

Lire la suite « Réaménagement de ses activités face à la Covid 19, Kër LEYTI « conserve » dans le digital »

Mis en avant

9e ÉDITION PARTCOURS: 13 jours de festivité, 25 espaces d’exposition, 27 évènements artistiques

Lire la suite « 9e ÉDITION PARTCOURS: 13 jours de festivité, 25 espaces d’exposition, 27 évènements artistiques »

Mis en avant

African Doers Live Talks: Tadjieuh Fenjep, Diamant noir et Kamit du clan Bamiléké

Lire la suite « African Doers Live Talks: Tadjieuh Fenjep, Diamant noir et Kamit du clan Bamiléké »

Mis en avant

The Keeper Digital Archive: Faire entendre la voix des femmes dans la musique et la culture hip hop

Lire la suite « The Keeper Digital Archive: Faire entendre la voix des femmes dans la musique et la culture hip hop »

« Iya Tundé, la mère est revenue », le documentaire sur Germaine Acogny projeté à la Biennale de Venise en juillet

Le documentaire « Iya tundé, la Mère est revenue » sera projeté ce 24 juillet à la Biennale de Venise, au Théâtre Piccolo Arsenale, à l’occasion de la remise du Lion d’Or de la Danse à Germaine Acogny. Réalisé par Laure Malecot retrace le parcours de la danseuse.

Le parcours de Germaine Acogny, chorégraphe, danseuse et professeure de danse franco-sénégalaise, à travers son enseignement et ses créations, en parallèle avec la période charnière de ses 70 ans, âge à partir duquel elle s’est enfin consacrée entièrement à sa carrière personnelle (de 2014 à 2015). Des stages à l’Ecole des Sables de Toubab Dialaw, au Sénégal, qu’elle a fondée, aux masters class qu’elle donne en Afrique, en Asie, en Europe, à ses chorégraphies, souvent autobiographiques, et aux témoignages de ses collaborateurs, ce film lève le voile sur la personnalité, les motivations et le parcours de cette artiste hors du commun, qui depuis plus d’un demi-siècle est toujours à l’avant-garde.

Pourquoi ce film ? 

La danse selon Germaine Acogny, digne héritière spirituelle de Maurice Béjart, qui l’appelait sa « fille Noire », et de Léopold Sédar Senghor, inspirée par son aïeule Aloopho, prêtresse vaudou (Iya en yoruba), et les danses patrimoniales africaines qu’elle a contribué à mettre en valeur, interroge le rapport de l’individu à son environnement, et son identité, dans un monde où la colonisation a provoqué une sévère perte de repères. 

L’envie de filmer Germaine Acogny m’est venue de la relation quasi filiale qui, d’instinct, étonnement rapidement, est née entre nous, de mère à fille de cœur. Au-delà de combler le vide que ma mère, disparue depuis mon adolescence, a laissé, elle m’a aussi permis de reconstituer mes racines culturelles manquantes. 

Iya tunde, c’est l’histoire d’une femme qui a accompli ses rêves, et continue même de les dépasser. Germaine Acogny, par son itinéraire, sa force et ses questionnements, me rappelle ma mère, pianiste à qui on a coupé les ailes, dans une version de femme artiste épanouie, qui aurait triomphé de tout. Ah, le rêve brisé de ma mère ! Iya tunde est un hommage à ces utopies, ces rêves, qui nous animent, sans lesquels la vie n’aurait pas de goût, pas de sens… 

Elle qui, à 70 ans, semble être parvenue au sommet de sa carrière, n’a de cesse de se confronter à de nouveaux défis, comme lorsque, pour Mon Elue Noire, cinquante ans après que Maurice Béjart ait souhaité le faire, elle se met en danger, au service de la chorégraphie élaborée par Olivier Dubois, afin de réaliser ce rêve de longue date. 

Tant par ses inspirations, les thématiques qu’elle aborde, que les multiples origines des danseurs auxquels elle enseigne, et de ses collaborateurs, sa démarche, tout en valorisant les cultures Africaines, est universelle.

Thione Seck vu par les universitaires : Une journée d’études prévu le 26 juin à la FASTEF

Thione Ballago Seck est un parolier. Ce n’est plus un secret. Tout le monde de la musique sénégalaise en est convaincu. C’est dans cette optique que des universitaires vont étudier son œuvre.

«  À l’occasion de la célébration de la « Journée mondiale du Patrimoine africain », le Laboratoire Didactique des Langues et Sciences Humaines (LaDiLaSH) de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar organise une « Journée d’Étude » en hommage à Thione Ballago Seck » a informé un communiqué parvenu à Africulturelle. Dans le document, il est précisé que la manifestation aura lieu le 26 juin 2021 à partir de 9H, à l’Amphithéâtre Kocc Barma FALL de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation (FASTEF). Ce sera une journée d’étude consacrée à l’œuvre de Thione Seck intitulé « Thione Seck, Patrimoine culturel sénégalais : Education, culture et musique ».

Né le 12 mars 1954 dans une famille de griots, l’artiste-compositeur a débuté la musique dans les années 70 (Star Band de Dakar, Orchestra Baobab). Avec son frère Mapenda Seck, il fonda sa propre formation, le groupe Raam Daan, en 1980. Marquée par des rythmes et des persécutions à la croisée des cultures sénégalaises, sa production musicale demeure un éventail de chansons en langues wolof, anglaise et française. Avec plus d’un quart de siècle de carrière sur scène, Thione a abordé beaucoup de thèmes tels que l’amour, la religion, la famille, l’éducation, la femme, la condition sociale, etc. Il est mort le 14 mars 2021 dans sa ville de naissance : Dakar. D’ailleurs, Chérif Seck lui a consacré un livre intitulé Papa Thione : La Conscience Morale Et Religieuse Dans La Poésie Chantée de Thione Ballago Seck (2013). Fadel Lo lui a aussi consacré un ouvrage titré Paroles de Thione Seck, un poète inspiré et prolifique (2013). Ce qui démontre combien l’auteur intéresse les producteurs de sens et combien son œuvre a inspiré des chercheurs.
La musique demeure une part importante du patrimoine culturel immatériel. Ce dernier regroupe, selon l’UNESCO (pp.134-135)1, «les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés – que les communautés, groupes, et dans certains cas individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel ». Ainsi, pour faire l’inventaire d’un patrimoine culturel d’une nation, il est nécessaire d’étudier les arts de la scène dont la musique fait partie. Au Sénégal, en dehors du projet piloté par Massamba Gueye et Ibrahima Wane2 qui s’intéresse au cadre général du patrimoine sénégalais, une étude de la production musicale des chanteurs réalisée par des universitaires est quelquefois rare. À cet effet, la Journée

d’Étude se donne pour objectif tente d’interroger un pan précis du patrimoine culturel immatériel jusque-là peu analysé.
Le patrimoine oral reste un des piliers des cultures en Afrique et ailleurs et le griot comme le chanteur qui s’en fait l’écho permet de tâter le pouls de la société, à travers l’évocation de l’histoire, des valeurs et des us et traditions qui caractérisent son univers. Ainsi, analyser les productions musicales peut permettre de donner une idée précise sur la population qu’elles portent mais aussi les aspirations des populations. A travers une carrière riche de plusieurs titres, collaborations et albums, et longue de plusieurs années, celui que les Sénégalais avaient fini par appeler Papa Thione a offert à son public des réflexions sur tous les aspects de la vie sociale et culturelle du pays. Il a abordé tous les aspects de la vie courante, tous les genres traditionnels comme modernes, chanté des textes dont la profondeur est encore à revisiter. Il est ainsi un monument qu’il convient de célébrer et dont la réflexion doit être partagée avec les générations futures.
Cette « Journée d’Étude » sera un cadre scientifique qui a pour principal objectif de réfléchir, dans une perspective pluridisciplinaire, sur la production artistique de Thione B. Seck. Les communications peuvent être consacrées aux axes de recherche ci-dessous (non exhaustifs) :

  • Approches thématiques
  • Education dans la musique, musique dans l’éducation
  • Musique et plurilinguisme
  • Musique et rhétorique
  • Musique et poésie
  • Musique et engagement citoyen
  • Musique et Arts
  • Musique et expressions culturelles.

Mamady Keita n’est plus !

La musique africaine a perdu un de ses monuments lundi 21 juin 2021. Mamady Keita, le célèbre percussionniste et Djembéfôla guinéen, est décédé à  l’hôpital St Luc de Bruxelles, aux environs de 1 heure 15 minutes, à l’âge de 70 ans. Sa disparition est la conséquence d’une défaillance cardiaque.

Initié au djembé dès l’âge de 7 ans, il entre au ballet national de Guinée Djoliba en 1964, seulement âgé de 14 ans. Il deviendra le premier soliste et le responsable des percussions avant d’entreprendre de nombreuses tournées en Afrique et aux quatre coins du monde. 

Passé ensuite au ballet Kotéba de Souleymane Koly à Abidjan, celui que l’on surnomme désormais ‘Kargus’ choisit alors de se rendre en Europe et s’installe à Bruxelles en Belgique. Il enseigne la percussion, plus particulièrement les rythmes mandingues, au sein de l’école Répercussions. 

Plus qu’un musicien, c’est aussi un pédagogue et un passeur, qui a créé 15 écoles de djembé dans le monde entier, jusqu’au Japon. 

A la fin des années 80, Mamady Keita forme son groupe de musiques traditionnelles mandingues Sewa Kan, avec lequel il donne plusieurs concerts en Europe (France, Pays-Bas, Italie et Allemagne) et sort son premier album Wassolon en 1989. 

En 2007, il enregistre son onzième album, Mandeng Djara, à Conakry et tourne les images du DVD Les Rythmes du Mandeng volume 4 sont tournées à Balandugu, son village natal dans la province de Siguiri. 

La disparition de Mamady Keita a soulevé une vague d’émotion dans toute l’Afrique. Salif Keita, le griot blanc, a partagé sa peine sur Twitter pleurant et la disparition du plus grand maître du djembé au monde.

Baba Maal opte pour les assises de la musique

La crise sanitaire a montré les limites de l’industrie musicale africaine. Le rapport entre consommateurs et producteurs de cet art doit être revu. Le constat est partagé par un bon nombre d’acteurs. Comment y parvenir ? C’est à cette question que Baba Maal a tenté d’apporter un début de solution. Après son concert à la 29ème édition du Saint Louis jazz, le leader du Dandé Legnole s’est épanché sur le sujet.

« Je le dis très fort, il faut que des gens comme moi qui sont dans l’industrie de la musique, de la culture puissions prendre notre temps, faire un arrêt, nous assoir, faire des assises de la musique africaine, voire sénégalaise pour nous ouvrir aux plus jeunes et leur faire comprendre ce qu’est le show biz » a-t-il déclaré.

Baba Maal estime que la jeune génération d’artistes doit être soutenu surtout en cette période de pandémie. « Ce qui m’a touché durant cette pandémie, ce sont les jeunes artistes qui avaient commencé à briller, à travailler avec des gens qui s’intéressaient à eux et tout à coup, il faut qu’ils recommencent à zéro, c’est pénible » s’est désolé le chanteur. Pour Baba Maal maîtriser son milieu est un préalable pour tout jeune artiste. « si on ne connaît pas l’industrie de la musique, on ne peut pas vendre son travail. C’est là où se trouve le problème » a-t-il diagnostiqué. Revenant sur les restrictions sanitaires qui ont empêché toute expression artistique en publique, le leader du Dandé Legnole invite ses pairs à s’adapter. « La pandémie nous a appris à nous adapter, et à coup sûr, la façon de faire la musique a changé. Le digitale a été une chance pour la musique africaine. Si nous l’utilisons, nous pouvons donner plus de chance à la musique africaine » a-t-il souligné après son concert au festival de Jazz de Saint Louis

Cris Brown accusé de violence sur une femme !

Coutumier des faits ! Cris Brown est à nouveau sous le coup d’une enquête pour violence. D’après Tmz, la police a été appelée au domicile du rappeur, à San Fernando, pour avoir « giflé » une femme. La plaignante affirme que l’artiste l’a frappée tellement fort qu’il a fait tomber son tissage capillaire.

Si les accusations sont graves, plusieurs sources affirment à la publication que la femme en question n’aurait aucune blessure sérieuse. Pour le moment, les autorités n’ont procédé à aucune arrestation.

Les poursuites pourraient tout simplement être abandonnées

Le chanteur n’a pas souhaité commenter cette nouvelle plainte, mais il ne serait pas plus inquiet que ça. Le média américain affirme, en effet, que les poursuites pourraient tout simplement être abandonnées, la gifle pouvant être considérée comme un simple délit et non un crime.

Chris Brown a un long historique de faits de violence envers les femmes. Il a notamment été condamné en 2009 pour avoir agressé sa compagne de l’époque Rihanna après une dispute dans sa voiture. L’artiste avait plaidé coupable d’agression et de menaces criminelles. Il avait écopé d’une peine de travaux d’intérêt général, de cinq années de mise à l’épreuve et avait dû suivre des cours de sensibilisation aux violences conjugales. En 2016, l’édition américaine de Rolling Stone listait les faits connus d’agression envers les femmes de la part de Chris Brown depuis sa condamnation pour violences conjugales en 2009 : huit en sept ans.

Depuis, de nouvelles plaintes ont été déposées. En 2017, la justice lui a ainsi interdit d’approcher de son ex, Karrueche Tran, qui l’accusait de violence, menaces de mort et harcèlement. L’année dernière, il a réglé à l’amiable une accusation de viol datant de 2018 en Californie, mais reste au cœur d’une information judiciaire, également pour viol, à Paris suite à une plainte déposée en 2019.

Vente aux enchères : Alioune Diagne cède deux de ses œuvres à 34 et 29 millions Cfa

C’est une belle prouesse que le Sénégalais Alioune Diagne a réussie. Lors de la vente aux enchères enchères organisée par Artcurial le 15 juin passé, l’artiste a vendu deux de ses tableaux à un prix qui fera bondir plus d’un. Le Urban dancers issu de la collection Réflexion conçu en 2017 a été cède au prix de 34 109 764 Cfa soit 52 mille Euros alors que son estimation ne dépassait pas les 4 millions Cfa.

Urban dancers fait à l’acrylique sur toile 
signé, daté et titré au dos, le tableau a une hauteur de 120 cm sur une largeur de 178 cm.

Urban dancers n’est pas la seule œuvre de Alioune Diagne qui a fait sensation le 15 juin dernier. En effet, la Femme wolof a été cédé à 29 846 043,5 Cfa soit 45 mille Euros. Issu de la collection Mémoire Sénégalaise, ce tableau était estimé à moins de 4 millions Cfa. Cette œuvre a été réalisée avec de l’acrylique sur toile signée, datée et titrée au dos. Elle a une hauteur de 126,50cm sur une largeur de 92,50 cm.

Alioune Diagne est né au Sénégal en 1985. Enfant déjà il dessinait beaucoup. L’un de ses professeurs le remarque et lui fait reproduire des dessins d’observation et des cartes pour illustrer ses cours. Cet apprentissage très académique du dessin lui permettre devenir un dessinateur hors pair, réputé auprès de ses professeurs comme de ses camarades. 

Il entre aux Beaux-Arts de Dakar en 2008 et souhaite rapidement pousser sa pratique et son expression artistique plus loin. Après plusieurs expositions hautes en couleurs et son départ pour la France qui l’a adopté, son style s’affirme au sein d’un mouvement pictural qu’il fonde, le « Figuro-Abstro » (entre le positif et le négatif, l’ombre et la lumière, la proximité et la distance, l’image figurative et l’idée qui la fait naître).

Le style figuro-abstro permet d’appliquer sur une forme figurative porteuse d’un message, l’expression d’un sentiment ou d’une pensée inconsciente donc abstraite. Ce mouvement valorise la construction de et autour de l’image. Il élimine le détail de l’image figurative car c’est celui qui regarde qui décide de ce qui est et fait le détail. D’avoir appris à dessiner et recopier les détails des images permet aujourd’hui à Alioune Diagne de s’en affranchir afin de peindre avec ses émotions.

Son objectif est de conserver ce qui est essentiel dans l’image c’est-à-dire les formes et les couleurs. Il vide l’image (partie figurative) du superflu, du détail. Il cherche à atteindre ce qui se trouve derrière la peinture, au-delà de la façade de l’image, et offre au spectateur attentif et curieux sa propre interprétation du visible et un accès au plus intime du sujet.

Pour Alioune Diagne, il s’agit de fixer une émotion, un ressenti sur une image qui l’habite grâce à un système inconscient de représentation abstraite constitué de la couleur et des signes. Ce qui est dit de façon figurative ou abstraite sur la toile, dans l’assemblage des signes et des couleurs, se veut être un message universel.

Artiste solidaire, engagé, ses œuvres véhiculent les valeurs qui lui sont chères. Elles rendent hommage aux femmes, mères, sœurs, filles sénégalaises, aux ancêtres oubliés, aux enfants garants de l’avenir… Ses œuvres sont empreintes de respect, de souvenir, d’optimisme mais parfois aussi de critique.

Alioune Diagne souhaite que son art rende compte de faits de société, qu’il réveille les consciences sur certaines traditions, certains comportements, certains oublis. Les personnages qu’ils présente dans ses œuvres sont vivants ou ont vécu. Anonymes exposés au regard de tous pour porter et transmettre un message et des valeurs chères à l’artiste.

Chaque petite forme peinte est envisagée comme un détail du vécu et du caractère de ses personnages, leur assemblage minutieux donnant peu à peu vie à une image, un visage en situation, comme chaque étape de la vie révèle le caractère et la personnalité de chacun.

Ce lent travail de construction graphique reflète la complexité de l’être humain en constante transformation. Inspiré par la pratique calligraphique, Alioune Diagne propose avec une écriture imaginaire mais universelle, le récit intime de chaque vie, son chemin particulier dans la réalité d’aujourd’hui – rupture familiale, maltraitance, viol, délinquance – avec pudeur et tendresse.

La 30ème édition du Saint Louis jazz aura du 2 au 6 juin 2022

La 30ème édition du festival de jazz de Saint Louis aura lieu du 2 au 6 juin prochain. L’annonce a été faite ce dimanche 20 juin 2021 par le directeur artistique du festival. Mame Biram Seck qui faisait face à la presse aujourd’hui pour la traditionnelle conférence de presse de clôture, a pris le soin de préciser que seule la date a été retenue. Car, celle-ci est suspendue à l’évolution de la pandémie. Ainsi les organisateurs ne veulent pas revivre un report comme en 2020.

 Revenant sur l’organisation de la 29ème, Mame Biram Seck a déclaré que « le Sénégal est resté très ferme sur les voyageurs ». Par conséquent, il fallait « choisir des artistes par rapport à leur provenance ». C’est ainsi qu’il faut comprendre la présence de Vieux Farka Touré du Mali, Jaam Jazz et Baba Maal et Awa Ly de la France. Pour autant « Cette 29ème édition a été doublement simplement symbolique » car « cette édition est un défrisage pour la 30ème édition » a expliqué Mame Biram Seck. 

« L’histoire se répète très bien. La 29ème édition a été organisée par 5 personnes que sont Fara Ndiaye, Benjaloum, Amadou Diop et Mame Biram Seck en un mois. Nous sommes allés vers la Bicis qui s‘est étonnée qu’on puisse l’organiser avec des délais aussi courts. Les partenaires historique que sont le Luxembourg, les ministères de la Culture, des Transports et l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt) ont aussi contribué » a déclaré Me Ibrahima Diop. Qui a rappelé les motivations pour ne pas reporter une deuxième fois cette 29ème édition. « On s’est dit que si nous pouvons vivre avec le virus nous pouvons organiser cette 29ème édition. Nous avons eu parfois du mal à loger des artistes tellement les hotels étaient pleins » s’est il rejoui. Un « coup de force pour rassembler ces artistes » qu’a salué le directeur général de la Bicis, le principal partenaire du festival. Bernard Levie a assuré le soutien de la Bicis pour la prochaine édition. « Cet événement dépasse les frontières du Sénégal et Saint Louis vit un peu grâce à ça. Nous allons continuer à vous accompagner » a-t-il déclaré. Benjaloum, pour prouver la réussite de cette 29èmeédition, a expliqué que 800 places étaient prévues pour chaque concert In mais ce chiffre a été largement dépassé. Mais en l’absence de chiffre sur le taux de remplissage des hotels, le vice président de l’association Saint Louis jazz avoue qu’il est difficile de parler de réussite néanmoins il a donné quelques indications. « Des restaurants et cabarets sont restés fermés plus d’une année. Mais lors de ces 3 jours, ils ont ouvert leurs portes. Il y avait du monde » a déclaré Fara Ndiaye.    

MUSIQUE | MUSIQUE/DANSE

29eme édition du Saint Louis Jazz, le Festival de la relance !

Après une pause forcée par la crise sanitaire et ses conséquences économiques, le festival de jazz de Saint Louis a repris. Pour cette 29ème édition, la durée et ainsi que la programmation ont connu des modifications.

C’est une page refermée que les organisateurs n’ont jamais voulue écrire ! Reportée en 2020 à cause de la pandémie, la 29éme édition du Festival de jazz de Saint Louis a été officiellement lancée vendredi 18 juin sur le mythique bateau Bouel Mogdad. Cette 29ème édition aura la particularité de durer que 3 jours au lieu de la traditionnelle semaine de festivités. « On a voulu organiser cette année pour éviter une deuxième année blanche qui serait fatale pour le festival » s’est défendu le président de l’association Saint Louis jazz organisatrice du festival. Ce n’est pas la durée du festival seulement qui a été modifié.

En effet, les organisateurs ont opté cette année pour les artistes locaux. Pandémie oblige ! Les concerts In qui se faisaient à la place de la gouvernance mais à cause des travaux de réaménage, l’Institut français de la ville va les accueillir en plus des « concerts autour de minuit » que Abdoulaye Cissoko va animer. En résumé, tout va se passer au l’institut français.

Awa Ly et Jamm Jazz du Sénégal ont animé à tour de rôle le concert d’ouverture hier. Ce samedi, Vieux Farka Touré du Mali fera 2 heures de temps sur la scène de l’Institut français avant de ceder la place à Baba Maal. Dimanche, les fans auront en exclusivité le Missal qui s’est recomposé pour le concert de clôture.   
Revenant sur l’organisation, Me Ibrahima Diop a déclaré que « l’association a voulu organiser cette année pour éviter une deuxième année blanche qui serait fatale au festival. la programmation du festival a été très allégée cette année mais présentera au public des plateaux de haute facture. La manifestation n’a connu qu’une seule interruption l’année dernière à cause du Covid19 ». C’est le même son de cloche chez l’adjointe au maire de la ville. Aïda Mbaye Dieng a, dans son allocution, salué les efforts fournis par les organisateurs qui ont ainsi montré, de son avis, que « nous pouvons être résilient au covid19 ». Pour la Bicis, sponsor majeur du Saint-Louis jazz, le festival occupe une place de choix pour la banque. C’est pour cette raison que le nouveau directeur installé récemment  a donné des instructions pour que le compagnonnage avec le festival de jazz de Saint-Louis soit pérennisé. Pour Ousmane Ndione de l’Agence de Promotion Touristique, cette 29eme édition qui intervient dans un contexte de covid19 va servir de base de relance pour le tourisme. Selon Mr Ndione le festival participera à la relance de la destination Saint-Louis et devrait jouer pleinement ce rôle l’année prochaine à la fin des travaux de l’aéroport de Saint-Louis qui permettra à des sommités mondiales de descendre directement à Saint-Louis pour participer au festival.