Exposition – « Expressions Plurielles et Identité » : Pap Badiane exprime sa vision intérieure du monde extérieur.

L’Institut Français de Saint-Louis accueille jusqu’au 15 mai 2019 l’exposition de Pap Badiane intitulé « Expressions Plurielles et Identité ». La cinquantaine d’œuvres exposée qui se composent de dessins, de collage et couture et de tapisserie sonne comme un résumé de « ses vies » d’enseignant-formateur à l’Ecole Nationale des Arts, de critique d’art et à sa vie renouvelée d’artiste puisque c’est sa première exposition.

L’exposition s’ouvre sur une série de tableaux au crayon, à l’encre et des monotypes sur papier. Ces œuvres datent de ses années d’apprentissage des techniques artistiques aux Beaux-Arts de Paris (1975-1978). « Mes charges dans l’enseignement et dans les directions diverses ne me permettaient de m’adonner à la création. La retraite m’ayant libéré de ces contraintes, j’expose ces tableaux comme une autre contribution a la formation des jeunes artistes » a-t-il expliqué. Ceci explique egalement qu’il ait attendu l’âge de 71 ans pour faire sa premiere exposition.

La deuxième partie de l’exposition parle des signes et rythmes graphiques à travers « le pagne tissé qui apporte l’élégance à l’élégance à celui qui le porte » selon l’artiste, de son vrai nom Alioune Badiane. Il ajoute que cette élégance empêche souvent de voir l’esthétique du pagne tissé en lui même. « Dans mes travaux, le pagne tissé quitte la fonction de couverture pour couvrir le mur ».

Fespaco 2019 : Angèle Diabang, Prix meilleure femme cinéaste de la CEDEAO : « J’ai dû tourner en silence ».

Le sujet du film « Un air de kora » devait faire l’unanimité tant il est universel : cela parle d’amour, de musique et d’amour de la musique. Mais il en a été tout autre selon la réalisatrice Angèle Diabang. Ce court-métrage est une chronique des amours impossibles ou interdits.

Salma, jeune femme musulmane, voilée, tombe amoureuse de Frère Emmanuel, un moine catholique. Leur rencontre s’est faite autour d’un instrument de musique : la kora. La jeune fille est issue d’une famille où les femmes n’ont pas le droit de jouer à cet instrument. Elle se tourne alors vers le monastère et un jeune moine est chargé de lui enseigner les rudiments de la kora.

« C’était important pour moi de ne pas blesser mon église en faisant ce film, comme il était tout aussi important de faire ce film » a-t-elle dit pour expliquer les difficultés à faire le film. On comprend qu’elle est de confession catholique. Le sujet du film aussi colle à l’actualité au moment où le débat sur le célibat des prêtres se pose avec acuité. Mais Angèle Diabang rejette tout lien entre son film et ce fait d’actualité en rappelant avoir commencé l’écriture en 2009, quand elle-même a commencé à prendre des cours de kora.

Angèle Diabang (à gauche) avec Amath Niane (à droite) chef opérateur et sur le film « Un air de kora ».

« J’ai même perdu mon premier décor et mes premières repérages parce qu’il y a eu des gens qui ne voulaient pas que je fasse ce film ». C’est grâce à une équipe soudée qui a cru en elle et qui tenu bon qu’elle a pu finir le film. Au moment où son film a été cité comme lauréat du Prix meilleure femme cinéaste de la CEDEAO, elle a tenu à y aller avec son chef opérateur, Amath Niane, un hommage à toute l’équipe du film.

Papa Ismaila Dieng

Fespaco 2019 : une caravane pour le cinquantenaire

Une caravane d’une cinquantaine de personnes pour célébrer les cinquante ans du Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou, c’est l’idée qu’a eu l’Association Passerelle des Arts. Dénommée « Dakar FESPACO 2019 – La Caravane Sénégalaise du Cinquantenaire », la caravane est partie du Centre Culturel Blaise Senghor de Dakar la nuit du lundi 18 au mardi 19 février 2019.

« Le Dakar FESPACO vient assouvir cette soif de découverte et de curiosité concernant les jeunes talents en quête de production et de diversification de leurs carnets d’adresse » a expliqué Yacine Sané, présidente de l’Association Passerelle des Arts.

La carvane traversera le Sénégal, le Mali et le Burkina Faso avec une soirée de projection à chaque étape. A Tambacounda, le film « Selbé » de Charles Seck sera projetée. Il y aura aussi une œuvre de solidarité dans un centre de filles défavorisées avec un don de serviettes hygiéniques, laits de corps et vêtements. L’étape de Bamako sera consacrée aux séries sénégalaises. Des épisodes de « C’est la vie », « Dina ma nekh », « Idoles » et « Belle mère » y seront projetés. L’avant dernière étape sera l’hôte du film « Camp de Thiaroye » de Sembène Ousmane.

CARAVANE FESPACO 5

Venu saluer le départ de la caravane, M. Hugues Diaz, Directeur de la Cinématographie, a magnifié « l’engouement de la jeune création ». Il a ajouté que « c’est une bonne chose que des jeunes qui n’ont jamais vécu l’environnement du FESPACO soient parmi nous et l’Etat n’a pas lésiné sur les moyens pour accompagner une telle initiative qui porte le Sénégal ».

L’arrivée des caravaniers à Ouagadougou est prévue samedi, jour d’ouverture de la 26e édition du FESPACO.

Papa Ismaila Dieng

Palmares de la 17e édition du Clap Ivoire : La Sénégalaise Khadidiatou Sow remporte le Grand prix Kodjo Eboucle

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