Wasis Diop chante en français dans un élan panafricain

Le chanteur et compositeur sénégalais Wasis Diop sort en avril prochain et pour la première fois un album 100% français intitulé De la glace dans la gazelle.  Ceci après 7 productions où il partage ses rêves avec le reste du monde en wolof sa langue maternelle.

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Crédits photos:Baay Moussé

Le célèbre compositeur de musique de films vise à toucher plus de locuteurs africains. « C’est un album articulé en français pour que justement dans cet élan de panafricanisme, d’ouverture vers les autres, les Maliens, les Ivoiriens, les Guinéens, etc., comprennent ce que je dis », explique-t-il.

Wasis Diop veut se faire comprendre des autres. Car souligne-t-il, « J’ai toujours chanté dans ma langue maternelle et été inspiré par les étoiles, parce que je n’ai jamais été perturbé par la pollution des lumières, les nuits étaient vraiment noires ».

Rappelant du coup la célèbre phrase de Thomas Sankara, l’ancien président du Burkina Faso qui disait que « les Africains ont suffisamment payé pour avoir le privilège de s’approprier le français », il estime que, le français est ‘’une langue africaine ».

 « Une langue, c’est un véhicule. Nous sommes dans une population de gens qui articulent une langue ensemble, il faut que l’on en profite en tant qu’artiste, il faut mieux nous comprendre entre nous, c’est pour cela que je l’ai fait, c’est le partage », dit Wasis Diop.

Wasis Diop, natif de Dakar où il a grandi, est établi depuis quelques années à l’étranger en France notamment comme « un représentant des cultures sénégalaises ».

Le disque de dix titres compte des morceaux comme Jean Rouch le « père du cinéma africain » ; Sogolon la mère de Soudiata Keita l’empereur du Mandé, De la glace dans la gazelle « une métaphore sur l’avenir du monde par le dialogue Nord-Sud où l’Afrique est la gazelle et l’Europe la glace ».

Il y a aussi Y ’a bon Diop en hommage à son aïeul Djibril Diop Mambéty, tirailleurs sénégalais qui dans une lettre adressée au Maréchal de France chargé du commandement à Verdun, pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), lui demanda à être enterré au Sénégal et pas en France à sa mort.

Des chansons comme L’Ergot de coq qui revient sur l’histoire de Sumaourou Kanté, le roi sorcier dont l’arme fatale libéra le Mandé.

Wasis reste toutefois, avec cet album en français, dans ses chansons très poétiques et métaphoriques.

Mariama Diouf 

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