Entretien avec Abdelaâli Benchekroun, président de l’As : « L’art et les artistes ont la mission de promouvoir davantage le dialogue interculturel entre les peuples »

Dans cette interview exclusive accordée à « Africulturelle », Abdelaâli Benchekroun, artiste peintre plasticien Marocain, fait le point de la 3è édition du Salon International des Arts et de la Culture de Marrakech qui a connu du 12 au 30 avril 2019, la participation d’artistes d’une douzaine de pays d’Afrique et du monde. Président de l’Association Dialogue des Arts Contemporains qui organise ledit Salon, il invite surtout les décideurs à soutenir l’art et les artistes dans leur mission de promouvoir davantage le dialogue interculturel entre les peuples.

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On a vu une forte mobilisation des passionnés de l’art à l’ouverture de la 3è édition du Salon International des Arts et de la Culture de Marrakech. Est-ce pour vous un motif de satisfaction ?

Naturellement on peut tirer une grande satisfaction de cette mobilisation d’artistes de nombreux pays de nombreuses nationalités et de nombreux styles d’art. Cette mobilisation traduit notre succès dans notre démarche de dialogue entre artistes de différents horizons et de différents pays.

C’est aussi notre contribution au difficile dialogue entre les cultures et nous en sommes tous fiers, dans un contexte mondial difficile.

On a également constaté un nombre impressionnant de toiles exposées qui sont des œuvres d’artistes issus de plusieurs pays du monde. Comment faites-vous pour réunir autant d’artistes autour de votre idéal ?

Notre association a été fondée à l’origine par un noyau dur de marocains et non marocains. Elle est composée d’intellectuels de plusieurs pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie et s’inscrit dans la promotion du dialogue entre artistes des différents pays du monde, en faveur de la paix et de la prospérité des peuples. Chacun de nous dispose d’un réseau d’artistes et d’intellectuels, national et international. Donc la synergie est plus facile ainsi dès qu’on annonce notre projet d’exposition. Mieux, nous recevons des dizaines de demandes de participation que nous ne pouvons hélas satisfaire, faute de moyens et de soutien suffisants. Nous aurions pu faire participer de nombreuses autres nationalités si on pouvait avoir un soutien quant aux billets d’avion. Et c’aurait été une manifestation artistique plus impressionnante, C’est ça une façade de la diplomatie artistique qui n’a pas de prix. Mais certains décideurs ne comprennent pas ces choses. Dommage. Mais ça viendra…

Quelle est la particularité de cette édition du Salon International des Arts et de la Culture ?

Sa particularité aura été d’une part, le niveau d’implication des artistes, femmes et hommes. Et d’autre part, le rehaussement du niveau de partenariat avec des institutionnels et l’établissement hôtelier qui abrite l’exposition, le Palm Plaza…

Par ailleurs, nous avons approfondi la qualité du Salon, par la deuxième édition de la conférence sur l’art qui a été l’autre grand succès connexe. Enfin, déjà nous avons un projet d’éducation artistique, où nos artistes mettront en œuvre l’une des recommandations de la conférence.

Pourriez-vous lever un coin de voile sur ce projet artistique ?

Il s’agira d’initier les élèves à l’art plastique, leur faire des ateliers d’art et de calligraphie. Mais également, leur parler de l’histoire de l’art, du dialogue interculturel à travers le domaine de l’art, leur parler bien évidemment des activités de notre association, du rôle de la société civile dans la diplomatie parallèle et la paix dans le monde.

Que pouvez-vous dire, pour faire un bilan sommaire de cette édition ? Peut-on dire qu’elle a été une réussite ?

Évidemment c’en est une. La médiatisation a été très forte, surtout au niveau des réseaux sociaux avec l’implication de toutes et tous et de la synergie des uns et des autres. C’est regrettable cependant que certains médias locaux n’aient pu être de la fête.

Vous êtes également un artiste peintre plasticien. Lorsque vous regardez le travail des artistes des autres régions du monde, avez-vous le sentiment que la peinture et l’art plastique en général ont évolué en Afrique ?

D’abord nous sommes heureux de la participation africaine que nous voulons toujours grandissante, vu la dimension africaine de plus en plus forte du Maroc. Nous avons observé une admiration distinguée des toiles africaines, quant aux couleurs vives, les formes, les ombres et les nuances. Plusieurs partenariats sont en cours avec nos amis africains, comme d’ailleurs avec la Chine, l’Algérie, l’Europe et les pays arabes.

Que pouvez-vous dire pour conclure cet entretien ?

L’art et les artistes ont la mission de promouvoir davantage le dialogue interculturel entre les peuples. Sans fausse modestie nous y contribuons un peu, les décideurs suivront certainement les expériences qui vont dans ce sens. Nous avons toutes et tous du chemin à faire, ensemble ça vaudra mieux…. Merci.

Propos recueillis par Cir-Raoul HOUNGBEDJI

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