Découverte: Ina, la “Playmaker” de la Photographie en banlieue dakaroise

Ina Ndeye Fatou Thiam fait de la photo, une passion qui lui permet de s’exprimer, de dénoncer et de s’impliquer dans sa communauté.  Née un 18 Octobre à Dakar, celle qui est une des plus célèbres chargée de projets à Africulturban, valse entre la photo, la vidéo et son travail au niveau du centre de documentation sur le hip hop et les cultures urbaines.

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Pourtant, rien ne la prédestinait à la photographie. Après deux ans à l’UCAD, elle a fait une formation en délégation médicale en 2010. C’est en 2011 qu’elle intègre Africulturban (association de hip hop et cultures urbaines) basée à Pikine où elle s’est très vite spécialisée dans les techniques d’enregistrements avec le studio Urban Musik.

 Pendant 10 mois, elle s’est consacrée au management du Centre de documentation en Hip Hop et cultures. Avec le pôle formation de l’association Africulturban qui est la Hip Hop Akademy (Premier centre de formation et de documentation en hip Hop et cultures urbaines), elle bénéficie d’une formation accélérée en audiovisuel pendant deux (2) ans.

Formée en audiovisuelle, mais focus sur la photographie

Durant ces deux années dans le monde de l’audiovisuel, elle a réalisé un film de 52 mn et des courts métrages durant la biennale de Dakar (Sénégal). Elle a participé au festival d’Avignon (France) en 2012 en tant que stagiaire en vidéo/montage et photo pour la WebTV belge La WebEatv.
Bien qu’elle excelle dans le domaine de la vidéo, Ndeye Fatou Thiam est passionnée par la photo. Elle a travaillé sur des sujets tournant autour du Hip Hop et des femmes. Ces dernières sont au cœur de la société sénégalaise qu’elle contribue à faire bouger de différentes façons.

Dans l’Envers du décor, elles sont au cœur des villes ou plutôt des ordures de la ville bien apprêtées, comme le veut la tradition sénégalaise. Oui l’élégance sénégalaise qui est une réalité. A Dakar, cette élégance se noie, surtout dans la banlieue, dans une certaine insalubrité surtout durant la saison des pluies.

L’Envers du décor pour dénoncer la saleté

Dans son porte folio, Ina Ndéye Fatou Thiam rappelle que cette situation est due d’une part aux inondations et à l’abandon de certains espaces. De ce fait, c’est la population elle-même qui déverse ses poubelles dans les eaux usées et les maisons abandonnées. D’autre part, c’est des questions politiques. Les éboueurs sont souvent en grève  parce qu’ils n’ont pas été payés par l’état. Quoi qu’il en soit, la population se plaint toujours au prêt des autorités.

L’Envers Du Décor est sa façon d’interpeller tout le monde, la population et l’état. C’est aussi une série de photos de jeunes femmes super bien habillées et qui pose sur les ordures. Ces photos sont prises dans les quartiers, les milieux habités pour montrer que tout le monde est responsable de ce phénomène et que l’on cohabite avec sans gêne. L’Envers Du Décor est un travail qui a été mise en œuvre en 2013.

Aujourd’hui, Ina est très engagée dans des initiatives comme Free Voices, et Genji Hip Hop. Des projets qui tournent autour des Femmes et des cultures urbaines…. Les signes, les empreintes que les femmes laissent dans cet art la préoccupent au plus haut point surtout dans la banlieue d’où elle est issue. À travers les arts mais aussi un sport comme le Basket, elle se bat pour que les femmes soient représentées et dignement.

Oumy Régina SAMBOU

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