Cinéma : Djimon Hounsou sort son film « A la recherche du Vodoun »

Annoncé par Djimon Hounsou à Cotonou lors de ses vacances il y a quatre ans, le film « A la recherche du Vodoun » est enfin disponible, pour le bonheur des cinéphiles d’Afrique et du monde entier.

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Un film qui présente une vision africaine du Vodoun. C’est l’objectif poursuivi par l’acteur hollywoodien d’origine béninoise Djimon Hounsou. Loin donc des stéréotypes et nombreux autres clichés, ce digne « vodounvi » natif de Porto-Novo, ville chargée d’histoires, a voulu en quelque sorte rétablir dans l’imaginaire collectif l’image réelle de ce qui constitue chez lui au Bénin, un riche patrimoine, mais qui est trop souvent mal appréhendé.

Démarrés au Bénin en 2015, à la faveur de la « Fête nationale du Vodoun » à laquelle a pris part activement Djimon Hounsou lui-même, le tournage et la réalisation de ce film documentaire ont pu être bouclés après quatre années.

De l’avis de l’acteur, « c’est un projet qui me tenait à cœur depuis plusieurs années qui se concrétise enfin ». Ce film raconte l’histoire de Vodoun dans sa dimension physique et spirituelle. Selon Djimon Hounsou, « Il ne s’agit pas d’une réalité, mais un voyage d’initiation dans les profondeurs les plus occultes du Vodoun. » En clair, « A la recherche du Vodoun » est une narration de l’histoire du Vodoun à travers une vision africaine. Trop souvent présenté comme instrument ou force du mal, le Vodoun est pourtant source de bonheur et de prospérité pour ses centaines de millions d’adeptes aujourd’hui répandus à travers le monde. Le film est tourné dans plusieurs pays dont entre autres, le Bénin, le Togo et en Amérique latine. Djimon dans ce film donne la possibilité au cinéphile de découvrir le Vodoun dans ses différentes facettes.

Aux origines du Vodoun

Cette religion, qui répond aux quatre éléments du cosmos – l’eau, la terre, l’air et le feu –, serait née de la rencontre des cultes traditionnels des dieux yoruba et des divinités « fon » et « éwé », lors de la création puis de l’expansion du royaume fon d’Abomey aux XVIIe et XVIIIe siècles. Si elle est bâtie autour des forces « invisibles ou surnaturelles », et les procédés qui permettent de communiquer et de rester en harmonie avec elles, elle trouve aussi sa source dans le culte des ancêtres.  Pour honorer ce patrimoine national, le président Nicéphore Soglo a instauré en 1992, la « Fête nationale du Vodoun » célébrée le 10 janvier de chaque année à partir de Ouidah, d’où ce culte de l’invisible et des esprits de la nature s’est exporté en Louisiane, au Brésil, en Haïti, pour compter aujourd’hui deux cents millions de membres à travers le monde.

Chaque année, donc, en janvier, des milliers d’initiés béninois du culte Vodoun, des centaines de touristes et des dizaines de descendants d’esclaves remontent la grande piste de sable qui mène à la plage de Ouidah.

Par Cir-Raoul HOUNGBEDJI

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