L’assemblée des Yennenga : Où sont les réalisatrices ?

« Quelle a été la place des femmes au cours de ces cinquante années du FESPACO ? »

« Combien de réalisatrices africaines ont reçu le grand prix depuis sa création ? »

« Les politiques culturelles et de l’audiovisuel ont-elles une approche de genre ? »                 

C’est autour de ces questions que va tourner la rencontre des réalisatrices et productrices le 24 février 2019, à l’occasion des 50 ans du FESPACO L’objectif ? Faire un état des lieux

Un coup de projecteur va être mis sur les questions de financement des projets portés par des femmes et leur présence dans les instances de décision.

Des pistes d’action pragmatiques et à court terme vont être proposées.

#WeAreYennenga est le mot # de l’ événement

Fespaco Yennenga 1

A lire, le message de l’initiatrice Fatou Kandé Senghor:

Le 24 Février 2019, nous faisons une retrouvaille pour parler de combat :

Un des combats qui est le nôtre, nous autres créatifs, est l’accès à l’outil cinéma.

Son importance, on la connaît. C’est une fenêtre grande ouverte sur notre monde par laquelle l’imaginaire, l’idéologie de tous les autres peuples défilent sous le regard de nos enfants. L’accès à l’outil cinéma pour nous signifie l’accès aux moyens de production, de distribution, de diffusion de notre imaginaire, notre sensibilité, notre point de vue du monde.

L’accès à l’outil cinéma c’est aussi une place aux centres de décisions traitant de notre profession et de sa pérennité. Et dans ce combat pour exister dans le monde, il faut de l’équité naturellement.

A ce jour, aucune femme n’a remporté la récompense suprême de ce festival qui est le nôtre, que nous valorisons, et qui a choisi une icône féminine qui est la princesse YENNENGA, bien  que ce soit son étalon favori qui lui ait ravi la vedette.

Le cinéma dans un pays, c’est une affaire d’Etat.

Il demande que ceux et celles qui choisissent cette filière soient décelés tôt, soient formés efficacement, aient accès aux images qui ont existé avant eux, aient des moyens de produire et que toute la chaine de distribution soit mise en place.

C’est un Etat qui peut faire cela.

Faire du cinéma c’est comme jouer un rôle à l’assemblée : il y a un minimum de bagage à avoir pour jouer un rôle dans un parlement, ou un gouvernement. Ce n’est pas une activité uniquement esthétique. Il nous faut des idées novatrices.

La première dame du Burkina Faso,Mme SIKA BELLA KABORE a eu l’idée de se joindre à notre cercle de réflexion avec ses invitées pour mieux s’imprégner de nos réalités et de nos défis ; et les relayer.

L’Unesco, à travers son programme “ Diversité des expressions culturelles”, soutient cette initiative, et organise par ailleurs un panel durant le FESPACO, le 26 Février 2019 à l’hôtel de ville, en présence de Mme Audrey Azoulay, Directrice générale UNESCO, M. Armand Béouindé Maire de Ouagadougou, M. Abdoul Karim Sango Ministre de la culture, des arts et du tourisme, des réalisatrices telles que 
Monique Phoba MBEKA, réalisatrice de la RDC, Nadia EL FANI de la Tunisie présidente du jury documentaire, Mme Sylvie Nwet, réalisatrice du Cameroun, Mme Fatou Kandé Senghor, réalisatrice du Sénégal.

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