Célébration du cinéma africain Cinquantenaire du Fespaco : une belle fête pour dérouler l’Age d’Or

Evénement-culte qui célèbre le 7ème art africain, le Festival panafricain du cinéma et de la télévision (Fespaco) va aborder cette année un tournant important et offrir à vivre des moments inoubliables. En effet, la 26ème édition de la biennale qui va rassembler du beau monde à Ouagadougou, du 23 février au 02 mars 2019, coïncide avec ses 50 années d’existence. Le Comité d’organisation promet une fête inoubliable.

1969-2019. Exactement 50 ans que le cinéma africain a trouvé, au moyen du Fespaco sa véritable tribune d’expression. Pour marquer l’événement d’un cachet solennel, tout le gratin du cinéma africain s’est donné rendez-vous pour vivre sans doute du 23 février au 02 mars prochains, l’une des plus belles éditions du Festival panafricain du cinéma et de la télévision. Sur la qualité de la teneur de ce cinquantenaire, point n’est besoin de souligner la démarche professionnelle du comité d’organisation qui une fois encore s’apprête à offrir de meilleurs moments d’échanges et de découvertes aux milliers de festivaliers qui viendront de plusieurs pays d’Afrique et du monde. Pour la célébration du cinquantenaire, un programme alléchant est concocté, et accorde une place importante au patrimoine qui sera mis en valeur à travers la programmation de films classiques des cinémas d’Afrique et de la diaspora, avec un accent particulier sur les films restaurés.

De grandes innovations pour une belle fête du cinéma africain

C’est en effet le siège de l’Unesco à Paris, que le délégué général du Fespaco, et son équipe ont choisi, pour dévoiler le contenu du cinquantenaire. A en croire Ardiouma Soma, le retard constaté cette année est dû à la grande qualité des films reçus. Mais aussi et surtout, au respect des recommandations issues de l’Atelier international organisé au cours des mois de novembre et décembre 2017. Lesquelles imposent de nouvelles règles dans le processus de sélection des films. « Nous avons ouvert le comité de sélection à des personnalités externes du Fespaco, aux résidents des pays, à des experts internationaux, aux personnes averties du cinéma », a fait savoir le délégué général.

Au total, pour le compte de la biennale du cinéma africain, 165 films ont été reçus et répartis dans 7 catégories à savoir, la fiction, le documentaire, la série télévisuelle, les écoles africaines du cinéma et les films d’animation. 20 films (fiction long métrage) dont trois du Burkina Faso sont retenus en compétition officielle, ainsi que 21 longs métrages documentaires de création qui, pour la première fois vont également compétir, pour l’Etalon d’or de Yennega qui représente la plus grande distinction du Fespaco. Placé sous le thème « Mémoire et avenir des cinémas africains », cette 26ème édition du Fespaco permettra sans doute à tous de faire le bilan à mi-parcours et d’envisager un avenir davantage reluisant pour le cinéma africain.

La sécurité, l’autre défi de cette édition

Point n’est besoin de souligner toute l’inquiétude qui résulte des attaques terroristes dont le Burkina Faso est victime depuis quelques années.  Mais sur ce volet, le comité d’organisation se dit très serein. C’est d’ailleurs M. Abdoul Karim Sango, ministre burkinabè de la Culture, des arts et du Tourisme qui a rassuré des dispositions sécuritaires prises par l’Etat Burkinabé pour garantir à tous les festivaliers une belle fête du Fespaco dans la quiétude : « Nous savons que c’est une grosse préoccupation mais nous voulons vous rassurer que le Burkina Faso est reconnu pour son expertise en matière d’organisation de grands événements. Cette édition spéciale du Fespaco ne va pas déroger à la tradition. Vous viendrez dans la paix, vous séjournerez dans la sécurité et vous rejoindrez vos pays respectifs dans la sérénité ».

En clair toutes les pièces du puzzle sont au complet, pour faire vivre à tous une superbe édition du cinquantenaire du Fespaco, pendant laquelle environ 200 films seront présentés au cours de plus de 350 séances de projection, dans les villes de Ouagadougou, Bobo Dioulasso et Ouahigouya.

Par Cir-Raoul HOUNGNEDJI

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