Ouverture de l’année au Centre Culturel Africain du Maroc « Transhum’Arts » : promouvoir les migrations à travers l’art et la culture

Le Directeur du Centre Culturel Africain du Maroc a profité de l’ouverture de l’année civile 2019, pour sacrifier à la traditionnelle cérémonie des vœux de nouvel an la semaine dernière. Entouré du personnel de ce carrefour des cultures africaines en terre marocaine, M. Christian Adda a annoncé pour le compte de cette nouvelle année civile, le programme « Transhum’Arts » qui appelle à une autre façon de traiter la sempiternelle question de la migration.

Promouvoir les migrations et surtout, une nouvelle forme d’immigration, qui valorise l’Afrique et ses enfants. C’est la vision qu’entendent défendre les responsables du CCA au cours de cette nouvelle année, à travers un programme riche et varié. S’il est vrai qu’il existe plusieurs structures sur le continent qui se penchent sur la question de l’immigration, il urge de relever que cette démarche de Christian Adda, non seulement prend à contre-pieds toutes les positions défendues jusque-là, mais positionne également le Centre Culturel Africain comme le précurseur en la matière, surtout quand on sait les nombreux stéréotypes que développe la grande majorité pour dénoncer et décourager le phénomène, avec à l’appui trop souvent malheureusement, ces tristes images et vidéos qu’on véhicule chaque jour sur les médias et réseaux sociaux.

« Transhum’Arts », une riche programmation

Selon M. Adda, la programmation du CCA cette année qui porte le nom de « Transhum’Arts », est élaborée dans une dynamique nouvelle, celle de la défense de la migration. « Avec ce programme, confie-t-il, nous aurons droit à une année de beauté, au cours de laquelle le Centre va s’employer à ressortir l’apport positif et l’énorme contribution de tous les migrants, peu importe leurs différentes classes. L’objectif phare, c’est de mettre en exergue la beauté de la migration, en faisant transparaître ses forces (impacts positifs à amplifier, à travers l’art et la culture) et ses faiblesses (impacts négatifs à atténuer) ». Mieux, ajoute-t-il, « il n’est pas sans importance, de mesurer le coût de l’immigration, pour envisager les voies et moyens pouvant leur permettre d’être meilleurs ». Pour Hermann Kenfack, Directeur de la communication du CCA qui a d’ailleurs présenté « Transhum’Arts », il s’agit d’un programme novateur, qui se trouve à la croisée des chemins entre 2018 et 2019 et qui transcende les positions affichées jusque-là sur les migrations, tout en affichant la noble ambition du Centre Culturel Africain du Maroc de voir émerger une gestion heureuse des problèmes liées au phénomène dans les prochaines années.

Là-dessus, appuie M. Jean-Eric Dally, Directeur artistique du CCA, la brillante organisation de la célébration de la « Journée Internationale des Migrants » dite « Okouma Africa » par le Centre le 5 janvier dernier à Casablanca, a donné ainsi le ton aux événements qui viendront combler cette nouvelle année. Lesquels assurément, permettront de faire découvrir un nouveau visage des migrants.

Pour faire court, Transhum’Arts se veut une compilation d’actions artistiques et culturelles visant à réorienter la problématique de l’immigration dans un sens que l’on perd souvent de vue. En réalité, éclaire M. Kenfack, le programme compte 100 pages illustrées dans un design assez plaisant, et est élaboré autour de sept projets qui marchent ensemble à travers leurs différentes activités avec des objectifs spécifiques, mais qui concourent tous au même objectif global. A l’en croire, la nouveauté cette année, « c’est qu’il y a un seul canevas autour duquel gravitent toutes les activités, sans oublier que le Centre se conforte davantage dans la migration et son côté transhumant, mieux que par le passé ».

Promouvoir une nouvelle vision de la migration

En clair, contrairement à ce qu’on a souvent fait croire à l’opinion publique, les migrations ont des effets majoritairement positifs, aussi bien pour les pays d’origine que pour les pays d’accueil.  Dès lors, elles jouent un rôle essentiel pour la croissance économique et le développement, pour peu qu’elles bénéficient d’un ensemble de politiques appropriées. Toute chose que le Centre Culturel Africain entend défendre tout au long de cette année. « Personnellement, j’ai eu la chance de beaucoup voyager et je peux vous assurer que les migrations constituent des moments de rencontres et de partage. Et là-dessus, « Transhum’arts » sera un véritable moment de partage et d’écoute pour ressortir les beautés de la migration », a confié M. Adda au terme de cette séance tenue dans une ambiance conviviale avec en prime de chaleureux échanges de vœux avec le personnel du Centre.

Par Cir-Raoul HOUNGBEDJI

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