A bâtons rompus avec Ori Dagan, artiste chanteur Canadien du Jazz

« Le Tanjazz est un rendez-vous impressionnant »

La 19ème édition du Festival Tanjazz au Maroc tenue du  20 au 23 septembre 2018, a donné lieu à des spectacles inédits. Parmi les artistes têtes d’affiche ayant réussi à conquérir les cœurs des nombreux spectateurs du Palais Moulay Hafid de la ville de Tanger, Ori Dagan du Canada se démarque remarquablement. Au terme de son spectacle qui a reçu une standing ovation, cette voix de baryton du jazz canadien nous a livré ses impressions.

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Africulturelle : Votre spectacle a reçu un véritable standing ovation à la fin. Comment pourriez-vous décrire votre musique et quel est votre secret?

Ori Dagan : C’est du jazz. Et ce qui caractérise le jazz c’est sa capacité à créer quelque chose de nouveau à chaque fois, se renouveler. Et donc chaque performance est différente de celle de la veille. Avec mes musiciens je suis dans une quête permanente du nouveau, afin d’éviter les stéréotypes et les concepts pré-définis et c’est cela la clé du jazz.

Nous savons qu’il y a plusieurs écoles de jazz qu’autant de styles. De quelle école de jazz vous réclamez-vous ? Quelles sont vos influences ou références ?

Je dois reconnaître que les artistes des années 30, 40 et 50 m’inspirent beaucoup. Entre autres artistes qui m’ont vraiment marqué, je peux citer, Ella Fitzgerald et Charlie Parker. C’était des artistes incroyables, qui ont marqué plusieurs générations.

Depuis ses origines, on sait que le jazz est surtout porté par la langue anglaise. Cependant, en plus de l’anglais vous chantez également en français. Est-ce pour agrandir votre auditoire ou il y a un autre objectif inavoué ?

Je dois avouer que je le fais d’abord pour moi-même. Car je me lance assez de défis. Mais également pour ceux qui aiment m’écouter chanter en français. Et surtout pour le public venu nombreux au Festival Tanjazz qui nous a permis de vivre ces grands moments. Je me suis dit qu’il fallait offrir quelque chose d’exceptionnel à ce public.

Visiblement, le public a justement très bien accueilli votre spectacle…

Cela fait énormément plaisir d’être si bien accueilli par un public que je découvre à peine et qui apprécie bien ma musique. Mes musiciens et moi avons passé un moment très agréable avec le public.

« A Tribute to Nat King Cole », votre dernier album en date a reçu la Médaille d’Argent 2017 du « Meilleur Album » aux Global Music Awards. Comment êtes-vous arrivé à ce niveau ? S’il vous est permis de retracer votre parcours en quelques phrases que diriez-vous ?

La musique a bercé toute mon existence. Dès mon jeune âge je nourrissais une grande envie pour la musique. J’ai pris des cours de piano pendant 10 ans. La suite, ça a été le travail sans cesse !

C’est votre première fois en Afrique et également au Festival Tanjazz. Quelles sont vos impressions sur cet événement et quels meilleurs souvenirs pourriez-vous en garder ?

Je pense que c’est une excellente chose que le Tanjazz accueille tous ces artistes chaque année pour continuer à faire vivre cette belle musique qu’est le jazz. C’est un rendez-vous impressionnant. J’ai découvert ici, des gens merveilleux et je repars vraiment satisfait. C’est vrai que c’est ma première fois en Afrique et à ce festival également, mais je garderai surtout le beau souvenir de personnes très chaleureuses.

Propos recueillis par Cir-Raoul HOUNGBEDJI

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