Maroc : A bâtons rompus avec Loubna Maaroufi, Directrice du Festival International OxyJeunes

« Nous jouons notre partition pour soutenir la vision africaine de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI »

Parmi les plus grandes manifestations qui célèbrent la culture africaine dans toutes ses dimensions, le « Festival International OxyJeunes » de Safi peut être cité en exemple. Panafricaniste convaincue, sa Directrice, Loubna Maaroufi n’est plus à présenter dans la belle cité touristique de Safi. Dans cette interview exclusive accordée à Africulturelle, premier partenaire média de l’événement, elle explique les tenants et aboutissants de cet événement qui, malgré son jeune âge, compte déjà parmi les mieux organisés au Royaume du Maroc. Mais également, elle parle de son combat social et dévoile ses ambitions pour l’émancipation des femmes et le bien-être des enfants ainsi que des jeunes.

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Africulturelle : Mme Loubna Maaroufi, que pourriez-vous dire pour vous présenter à nos milliers de lecteurs ?

Mme Loubna Maaroufi : Je suis Loubna Maaroufi, jeune Marocaine, Safiote qui œuvre activement pour le développement dans son ensemble, et particulièrement dans le domaine socio-culturel.

Vous vous engagez depuis quelques années dans le social et le culturel par le biais d’une Association. Pourriez-vous nous en parler davantage ?

Cette association a vu le jour depuis 4 ans et a pour nom « Jeunes Abir Sabir pour le développement humain ». Nous sommes pleins d’énergies et de compétences, donc nous n’avons pas voulu spécifier un domaine précis de travail, quand bien même on nous distingue par notre engagement intense pour la chose culturelle. On s’intéresse au social, au culturel, au sportif etc. Bref, nous sommes présents sur tous les terrains qui impulsent le développement.

Parlant justement de ces nombreux domaines d’intervention ainsi qu’événements par lesquels on identifie votre Association, il y en a précisément un qui mobilise fortement les populations de Safi. Il s’agit du Festival OxyJeunes….!

Tout à fait. Le Festival International OxyJeunes est un événement fait par les jeunes et pour les jeunes. Il encourage la créativité et l’inclusion, en offrant des espaces variés de création. Il est aujourd’hui de loin, le théâtre d’une grande fête populaire qui mobilise toutes les couches de la société. C’est un festival qui a une vision stratégique et par lequel nous avons voulu appuyer la diplomatie marocaine qui se mène à l’endroit de notre continent. C’est donc un événement qui encourage la volonté de SM Le Roi Mohammed VI, qui nourrit d’énormes ambitions en termes d’ouverture sur toute l’Afrique. En effet, la vocation africaine du Maroc a pris une nouvelle dimension en s’inscrivant dans le cadre d’une vision à long terme qui s’appuie sur les principes de la coopération Sud-Sud et sur l’impératif du développement humain. A Safi, nous entendons jouer pleinement notre partition pour soutenir Sa Majesté.

Qu’est-ce qui a fait la particularité de l’édition de cette année ?

Cette année, nous avons partagé avec le public des moments d’ambiance et de fraternité inoubliables. En effet, le panel des activités a été étoffé et il a eu également des spectacles d’humour et de théâtre, la projection de films africains, et surtout la grande innovation, un village d’enfants qui a proposé aux bouts de choux plusieurs activités de distraction et d’éducation. A tout ceci il faut ajouter le grand carnaval qui a rassemblé un nombre impressionnant d’artistes marocains et africains dans une ferveur culturelle pour marquer l’ouverture du festival.

Cette année, les activités du festival ont tourné autour du thème : « La diversité culturelle africaine au service du développement durable ». Pourriez-vous nous dire ce qui justifie le choix d’un thème pareil ?

L’Afrique est très riche de par sa culture, ses us et coutumes et ses hommes. Et moi je trouve qu’en tant que Marocaine, nous manquons d’assez de contact avec nos frères et sœurs africains, notamment ceux de l’Afrique subsaharienne, cette partie du continent qui pourtant regorge d’immenses potentialités et d’intéressants apports dont nous avons besoin. C’est pourquoi d’ailleurs nous ne manquons pas de saluer de tout temps toutes les démarches de SM Le Roi Mohammed VI dans le sens du rapprochement avec cette partie du continent en vue de fructueux échanges. Et donc un thème pareil a permis non seulement de révéler les nombreuses richesses notamment culturelles du continent, mais également de porter le témoignage d’une diversité qui en elle-même, est gage de développement. Plusieurs pays du continent étaient représentés et la ferveur ainsi le partage étaient bien visibles lors du festival.

Vous vous engagez également aux côtés des femmes marocaines en général et notamment celles de la ville de Safi pour leur émancipation et leur plein épanouissement. Comment vous vous y prenez-vous ?

J’ai un rêve, à savoir apporter une contribution significative pour un réel épanouissement des femmes africaines qui, on le sait vivent dans des conditions difficiles pour la plupart. J’ai encore de l’énergie et j’entends faire beaucoup de choses pour les femmes africaines. Plusieurs projets viables sont à exécuter par ma fondation dans les mois et années à venir et devront me permettre d’aller au contact de nombreuses femmes africaines.

En quoi se résument alors vos ambitions pour la femme africaine ?

Les femmes représentent l’avenir, la clé du développement, mais également du changement. Et donc nous devons comprendre que leur émancipation, leur scolarisation, leur droit à beaucoup d’autres choses auxquelles elles ne sont pas associées malheureusement ne fera que renforcer notre continent. Je rêve d’une Afrique qui prend conscience du rôle inaliénable et irremplaçable des femmes, d’une Afrique qui porte ses femmes dans toutes les grandes instances de décisions. Vous savez au Maroc, depuis quelque temps, les femmes peuvent désormais exercer certains métiers qui jadis étaient exclusivement destinés aux hommes. Ceci grâce à la volonté manifeste de SM Le Roi Mohammed VI. Il faut reconnaître qu’il s’agit là d’une avancée très significative que nous avions saluée en son temps. Et d’autres pays doivent suivre cet exemple.

Durant OxyJeunes, il y a eu également des activités pour occuper les enfants autour des loisirs sains. C’est là un autre volet de votre combat ?

Bien sûr : les enfants, la jeunesse, la femme sont des sujets qu’il faut défendre à tout moment, afin de hisser une Afrique plus forte. C’est pour cela que l’une des plus grandes innovations pendant cette 3ème édition du festival, a été le village d’enfants. Nous avons reçu des enfants venus de partout et qui ont passé des moments merveilleux autour des différents jeux qui leur procurent le bien-être. Nous voudrions également contribuer par ailleurs à réduire considérablement les désastres causés par l’enfance malheureuse sur le continent.

Avez-vous un coup de cœur, notamment à l’endroit des femmes du continent ?

La femme est le noyau de la société. Elle mérite d’être encouragée. Elle est inscrite dans tous mes combats au quotidien et partout où besoin sera je me ferai la porte-parole d’une Afrique nouvelle, dans laquelle la femme tient des rôles importants qui lui permettent de contribuer efficacement au développement.

Propos recueillis par Cir-Raoul HOUNGBEDJI

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