Critique littéraire: Ces fruits de mon jardin intérieur de Prince Arnie Matoko.

Paru chez Edilivre en 2016, ce livre est un recueil de maximes. Le seul de la bibliographie de Prince Arnie Matoko, écrivain congolais, auteur de nouvelles (Un voyage à New-York, La colère du fleuve) et de poésie (Mélodie des larmes, Sous les ailes de l’aurore).

71 pages. 14 chapitres. Une similitude syntactique sur les titres: préposition, article défini et syntagme nominal. La table des matières révèle: Sur Dieu et le monde, Sur la beauté, Sur l’Etat et la démocratie, Sur la sagesse et le bonheur, Sur la vie et la mort, Sur l’amitié, Sur l’amour et la haine, Sur l’art et les dons, Sur le cœur et la conscience, Sur le destin et la réussite, Sur le voyage, Sur l’enfance et la jeunesse, Sur l’espoir et le désespoir et Sur l’homme et la femme. Les signifiants sont mis en évidence; on entre dans l’expectative d’une bigarrure intellectuelle qui place l’homme dans la vie, avec ce qu’elle comporte comme interrogations et contingences.

Tout de même, l’attente est édulcorée par les poncifs: ‹‹ C’est de la négociation que jaillit la solution ››, p.10, ‹‹ On s’enrichit mutuellement dans la vie ››, p.25, les truismes: ‹‹ La vie est tellement (…) si courte et si fragile qu’il faille à chaque instant savoir la préserver contre vents et marées ›› p.26, ‹‹ Il est des personnes qui ne vivent que de la médisance et de la méfiance. ›› p.65, et un ton prosélytique: ‹‹ La preuve irréfutable que Dieu est, c’est que les hommes les plus puissants de tous les âges ont vivement désiré lui ressembler en se proclamant eux-même des dieux. S’ils ont fait et font ansi, c’est qu’ils reconnaissent une force supérieure au-dessus d’eux, même s’ils n’osent l’avouer ostensiblement, de peur d’être jugés inférieurs donc inutilement mortels. ›› p.4. Soit, l’ouvrage est acratopège. Auquel cas, il a fonction de rappel. Les vérités de la Palisse renforcent l’intensité de l’insistance et interviennent dans les jasettes et les tartarinades au quotidien. Aussi, elles suggèrent sans cesse la nécessité de réfléchir, voire remettre en cause, les questions existentielles.

Emeraude Kouka,

Critique d’art et critique littéraire

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