Musique : Le journaliste et diplomate Doudou Diène revient sur les moments fastes du Jazz à Saint – Louis

SAINT-LOUIS – S’il y a un homme qui connait bien l’histoire de la musique jazz à Saint-Louis, c’est bien le Doyen Doudou Diène, journaliste et diplomate. Des années durant, à ses heures perdues, il s’amusait à chanter. «J’ai compris que ce n’était pas ma tasse de thé. Alors, arrivé à l’université, j’ai laissé de côté le jazz», a-t-il explicité au cours d’une émission à la RTS Saint-Louis, un échange avec les journalistes parrainé par la BICIS et la Fondation BNP/Paribas, partenaires du Saint-Louis jazz.

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C’était en prélude à la Journée mondiale du jazz qui a été célébrée partout à travers le monde. Ainsi, M. Diène est revenu sur les périodes fastes de la musique jazz. «La musique existait au Sénégal sous sa forme plus ou moins moderne avec  les ‘Assiko’ qui faisaient trembler les Portugais», a-t-il rappelé.

D’après lui, les premiers orchestres étaient «Saint-Louis jazz», «Amicale jazz», «Sor jazz», «Star jazz», «Mbaye Lazare jazz». «Autant d’orchestres  qui portaient le nom de jazz. Le jazz jouait aussi dans l’expansion et le développement de la musique sénégalaise, en plus de la musique française. A cette époque, on ne jouait pas de la musique au pifomètre comme on fait actuellement. Les gens jouaient sur des partitions, c’est-à-dire une musique écrite à partir des notes de musique», a-t-il relaté.

Cette dénomination de jazz a continué jusqu’après l’indépendance où a commencé à émerger à Saint-Louis, un orchestre qui ne portait pas le nom de jazz. C’est le cas du «Sabor band», créé par Tapha Sall, fils de Clédor Sall. «On se retrouvait à jouer du blues, du swing. Et finalement, on a eu de grands musiciens. Lors du Festival  mondial de la jeunesse à Helsinki, l’orchestre ‘Star jazz’ a été choisi pour représenter le Sénégal. Voilà comment le jazz a pris pied à Saint-Louis. Et à Saint-Louis, on garde jalousement cette tradition musicale», confie-t-il.

La première femme chanteuse de jazz à Saint-Louis, est Aminata Fall, surnommée la «Mahalia Jackson» sénégalaise. De grandes célébrités du Sénégal sont ainsi passées par des orchestres de Saint-Louis. «Il y a l’un des premiers journalistes sénégalais créateur de la revue de presse à radio Sénégal,  Gabriel Jacques Gomis, qui est l’un des plus grands chanteurs sénégalais de ‘Pathianga’. Un autre, c’est l’ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal, Ibrahima Fall, qui était chanteur. A l’époque, il y avait ceux qui chantaient le jazz qu’on appelait les chanteurs d’amour, les morceaux langoureux. Et Ibrahima Fall était chanteur de ce genre-là», se souvient-il.

Vous pouvez suivre l’émission

Enregistrée le 28/04/2018

Adama Aïdara KANTE

(Envoyée spéciale)

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