25 ans d’existence : la vie mouvementée du MASA

Le Marché des Arts du Spectacles d’Abidjan (MASA) a fêté ses 25 ans à l’occasion de son édition 2018. Le bébé a grandi comme le dit son directeur le Pr Yakhouba Konaté mais sa maturation n’a pas été un fleuve tranquille. Entre les crises politiques, les problèmes orientations culturelles… Retour sur la jeunesse du MASA.

C’est dans les années 1980 que l’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT), l’ancêtre de l’Organisation Internationale de la Francophonie(OIF) a décidé de la création d’un marché des arts et d’une télévision francophone. Ainsi sont nés le MASA et TV5. Si la progression de la chaîne de télévision a été reciltiligne, le MASA par contre a dû faire face à plusieurs obstacle.

La première édition du MASA devait d’abord se tenir à Kinshasa au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo, ndlr) mais les troubles politiques ont empêché sa tenue. Puis Le Togo s’est proposé pour accueillir dans sa capitale, Lomé. Là aussi, même chose, la crise politique qui débouchera sur la conférence nationale a obligé les organisateurs à annuler l’événement. C’est Madame Henriette Dagri Diabaté, à l’époque ministre de la Culture de Côte d’Ivoire qui a convaincu le président Félix Houphouet Boigny d’accueillir la première édition du MASA, ce qui se fera en 1993. D’ailleurs les ivoiriens la surnomment la « maman du MASA ».

Le MASA n’avait pas vocation à rester en Côte d’Ivoire. Son organisation devait être tournante. C’est d’ailleurs à ce titre que le sigle signifiait Marché des Arts du Spectacle Africains. D’ailleurs dans le comité d’organisation de la première édition, il n’y avait aucun ivoirien. Après cette édition, la Côte d’Ivoire a fait un intense lobbying pour garder l’oraganisation du MASA. Dans leurs agumentaires, ils avaient souligné que beaucoup de capitales africaines avaient déja des manifestations culturelles d’envergure : le Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou (FESPACO, Burkina Faso), la Biennale de l’Art Contemporain Dak’Art et les Rencontres Cinématographiques de Dakar (RECIDAK, Sénégal), etc. « Il a fallu de longues négociations pour arriver à un accord avec les partenaires ».

Le MASA est une biennale. En 25 ans, on aurait dû être à la 13ème édition. Mais entre 2003 et 2014, il n’y a qu’une seule édition en 2007. Cela est aux dû aux troubles politiques et à la guerre civile qui ont secoué la Côte d’Ivoire de 2002 à 2010. L’édition de 2014 s’était voulue comme l’apport de la culture à la réconciliation. Aujourd’hui le MASA est une manifestation éminemment ivoirienne. Le nom de ville d’Abidjan a pris sa place dans le sigle MASA. Cela se ressent au même au niveau des contributions. Le District Autonome d’Abidjan a donné plus que l’OIF. De 32 troupes sélectionnées en 1993, le MASA en est à 62 aujourd’hui. 65 pays et plus de 1500 participants et journalistes ont été invités.

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