Nécrologie: Idrissa OUEDRAOGO cinéaste burkinabé n’est plus…

Le monde du cinéma africain perd encore un ancien. Le réalisateur et producteur Idrissa OUEDRAOGO s’est éteint ce matin du 18 Février 2018. Il avait plein de projets qui ne verront pas le jour. Il a marqué toutefois son passage sur terre de façon indélébile avec des productions de qualité telles que Yaaba, Tilaï, grand prix du jury à Cannes en 1990, Etalon d’or du Yennenga en 1991 pour ne citer que ceux-là.

tilai

Credits photos: Cinéma Français

A peine la nouvelle sue que les hommages se multiplient dans les différents pays d’afrique et ailleurs.Tous pleurent ce grand réalisateur.

Sur Twitter, le président de la république du Burkina faso a rendu hommage à l’homme ‘’qui aura beaucoup œuvré au rayonnement du cinéma Burkinabè et Africain hors de nos frontières. L’ Afrique perd avec sa disparition l’un de ses plus valeureux ambassadeurs dans le domaine de la culture.’’

Au Sénégal, le ministre de la culture Abdou Latif COULIBALY a dans un communiqué rappelé qu’’Idrissa Ouédraogo n’était pas seulement l’auteur, l’inspirateur et la source d’une filmographie impressionnante par sa thématique et sa qualité esthétique, il fut aussi un formateur  remarquable qui transmit à de nombreux talents africains, portant  avec compétence et brio le destin du cinéma continental, les rudiments ou la maîtrise de leur Art.

Auréolé de prestigieuses récompenses, comme l’Etalon de Yennenga du FESPACO ou le Grand Prix du Jury du Festival de Cannes Idrissa Ouédraogo prend place aujourd’hui dans un Panthéon où l’ont précédé des pionniers comme Sembene Ousmane ou  Paulin Soumanou  Vieyra.’’

Une déclaration confirmée par bon nombre de cinéastes et férus du cinéma africain qui ont été nombreux sur Facebook à écrire pour rendre hommage à Idrissa OUEDRAOGO.

Glad Amog LEMRA cinéaste Congolais:

Bon voyage l’ARTISTE car ça reste un voyage…
L’important reste le jardin cinématographique que tu as légué à cette terre. Sachant que tu as suscité des vocations de jardiniers pour plus d’un (e) cinéaste de ma génération, tu peux donc être fier d’avoir marqué notre pied à terre de ton empreinte.

Bon repos à toi, Bilfu

Kôro Idrissa OUEDRAGO « A nous de faire des films »

 https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fglad.limuenu%2Fposts%2F10212900845688267&width=500

Pour Alain GOMIS, cinéaste sénégalais, deux fois étalon d’or du Yennenga:

Il me disait que quand il était jeune on l’appelait « Pickett », comme Wilson Pickett, parce qu’il avait la classe… Idrissa Ouedraogo avait une vraie force de cinéma, la force du cadre, du plan. Avec Sophie Salbot, il a été le premier à me tendre la main. Aux Films de la Plaine, Idrissa recevait le jour et travaillait la nuit. Il en a ouvert des portes, il a mérité son repos.

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Falain.gomis.3%2Fposts%2F10155406698619639&width=500

Berni GOLDBLAT le cinéaste helvético burkinabé a sur son mur, mis quelques vers de Birago DIOP

Très triste journée. Un baobab est tombé. Le Burkina et le cinéma mondial sont en deuil. Paix à ton âme grand frère Idrissa OUEDRAOGO.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis. Ils sont dans l’ombre qui s’éclaire et dans l’ombre qui s’épaissit. Les morts ne sont pas sous la terre, ils sont dans l’arbre qui frémit, ils sont dans le bois qui gémit, ils sont dans l’eau qui coule, ils sont dans la case, ils sont dans la foule. Les morts ne sont pas morts.
Birago Diop

 https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fpermalink.php%3Fstory_fbid%3D596436874037483%26id%3D100010135272144&width=500

Gideon Vink réalisateur, de Ciné Droit Libre a choisi lui de revisiter l’œuvre de Idrissa Ouedraogo en parlant de son film préféré du réalisateur tout en invitant ses amis à en faire de même :

De tous les films d’Idrissa Ouedraogo c’est sans doute Samba Traoré que j’aime le plus. Pour le jeu d’acteur de son comédien principal, Bakary Sangaré. Pour la fameuse séquence d’ouverture de braquage d’un station service, filmé en plan séquence (il fallait oser, en 1993). Pour les leçons universelles et de morale dans une époque où on n’avait forcément besoin d’amuser les cinéphiles mais de partager des émotions fortes. Ce que j’ai appris dans ce film, c’est que personne ne peut fuir ou renier son passé. Rien que ce film dépasse ce que d’autres ont fait pendant toute une carrière, moi inclus.

Quel est votre film préféré d’Idrissa Ouedraogo et pourquoi?

 https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fgideonvink%2Fposts%2F10157108624228835&width=500

Réactions compilées par Oumy Régina SAMBOU

 

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