FIESAD 2017 à Rabat (Maroc)

Belle fête du théâtre mondial, le sacre du Mexique

Rabat, la capitale culturelle du Royaume chérifien a abrité du 1er au 6 décembre 2017, la 2ème édition du Festival international des écoles supérieures d’art dramatique (FIESAD). Au total, 13 troupes venues de 9 pays d’Afrique et d’Europe  ont pris part à ce rendez-vous culturel international qui a connu le sacre du Mexique.

Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohamed VI, le Festival international des écoles supérieures d’art dramatique (FIESAD) est organisé par l’Association d’artistes marocains Issil pour le théâtre et l’animation culturelle. Véritable plate-forme de rencontres, de formation et d’échanges pour les jeunes préprofessionnels, lauréats et professeurs des écoles supérieures d’art dramatique du monde entier, le FIESAD met également en compétition les différentes troupes qui y prennent part et récompense les trois meilleures.

Au total, pour le compte de cette 2ème édition, la salle Kenfaoui ainsi que la grande salle du Théâtre Mohammed V de Rabat, de même que la salle Bahnini du Ministère marocain de la culture ont abrité les représentations de 10 pièces en compétition et 3 hors compétition.

Riche programmation pour une rude compétition

Fidèle à sa réputation, le FIESAD a accueilli cette année encore des troupes dont la réputation est établie. Pour le moins qu’on puisse dire, la compétition a été très rude vu le calibre des différents instituts et écoles représentés par des troupes qui ont rivalisé de talent pour enlever les différents prix en compétition. Il s’agit entre autres de l’Ecole royale supérieure d’art dramatique de Madrid (Espagne) dans la pièce «Dias estupendos» d’Alfredo Sanzol ; l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle de Rabat (Maroc) avec «Men Hna Lgoudam.. ?» d’Edward Bond ; l’Académie d’art dramatique Ernst Busch de Berlin (Allemagne), avec «Les justes» d’Albert Camus. Le Bayerische Theater Akademie August Everding de Munich en Allemagne a mis en scène «Draussen Vor Der Tür» de Wolfgang Borchert.

Quant à la pièce «Wood prison» de Fabio Omodei, elle a été exécutée par l’Académie de théâtre de Rôme Sofia Amendolea (Italie), tandis que «Spring Awakening» de Frank wedekind par l’Ecole nationale de cinéma, télévision et théâtre de Lodz (Pologne). La Norvège a bouclé la liste des troupes européennes avec l’école Westerdals Oslo pour les arts, la communication et la technologie qui a proposé «Krenkede Folelser» de Nicolay Kajaernet.

Par ailleurs, trois troupes marocaines lauréates de l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle de Rabat ont également prouvé qu’elles n’ont pas usurpé leurs mérites et ont servi trois pièces puisées de leur riche répertoire au public. Il s’agit de  «Salat Gharamia» par la Troupe de l’Atelier pour la culture et l’art à la salle Bahnin ; «Sakina Elhazina» par la Troupe Forjat El Bahja au Centre social Ain Atik, et «Solo» par la Troupe Akoun pour la culture à la salle Bahnini.

Plusieurs prix attribués

Au terme d’une semaine de représentations, c’est le Mexique qui a plané sur l’ensemble de la compétition. Il était en effet représenté par des étudiants du Centre universitaire de théâtre de Mexico qui ont servi au public, «El Coro», un spectacle de création collective. C’est notamment cette pièce qui a fait l’unanimité des membres du jury et enlevé le Grand Prix de cette deuxième édition du FIESAD.

Faut-il le rappeler, le Prix du Meilleur rôle féminin et celui de la Meilleur scénographie sont allés à la Pologne, tandis que celui du Meilleur rôle masculin est allé au Mexique. Quant au Prix de la Meilleure recherche, il est attribué à l’Allemagne.

L’Afrique sort par une porte honorable

Deux pays ont défendu l’Afrique subsaharienne à cette édition du FIESAD. Il s’agit du Bénin représenté par la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université d’Abomey-Calavi. Ici notamment, les deux comédiens Bardol Migan et Cymbéline ont excellé dans une mise en scène qui a tôt fait de conquérir le public. Il s’agit de la pièce intitulée « La brise emportée » d’Hermas Gbaguidi. La salle Kenfaoui du Théâtre Mohammed V de Rabat était devenue trop exigüe pour contenir la foule de spectateurs constituée de ressortissants d’autres pays mais également et surtout du Bénin, venus massivement soutenir leurs compatriotes.

 La Côte d’Ivoire a pour sa part marqué une présence honorable avec une superbe prestation des jeunes comédiens de l’Ecole nationale de théâtre et de danse d’Abidjan qui ont servi la pièce «Qui va juger freeman ?» d’Emery Noudjep Tchemdjo. En effet, Kéita Adama, Yrié Dié Aristide, N’dry Antony et Maho Damey ont pu décrocher le prix réservé à la meilleure troupe qui participe au FIESAD pour la première fois. Rendez-vous est donc pris pour l’année prochaine !

Par Cir Raoul HOUNGBEDJI

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