Théâtre: Entretien avec Christine RUGURIKA, Metteure en scène

Dans la capitale de la Belgique, Bruxelles, et capitale de l’Europe communautaire, on trouve différentes communautés étrangères. La diaspora noire est bien représentée. On trouve des ressortissants.es de beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne. Les ressortissants.es de la République Démocratique du Congo constituent le groupe africain le plus nombreux. L’installation des citoyens.es d’autres de l’Afrique subsaharienne est visible tant par le nombre de restaurants, qui offrent à leurs clients les plats délicieux de leurs pays et des expositions (peintures, tableaux d’artistes africains.es…) des pays africains que par les diverses activités intellectuelles, culturelles, sociales, sportives. Par ailleurs des membres de la communauté organisent, depuis 10 ans, un marché dénommé  Marché Africain de Bruxelles où les créatrices et créateurs de la diaspora noire exposent et vendent leurs produits. Il constitue un lieu de contact entre le public africain et étranger  et ces créateurs.es durant 3 jours. Symbolique, mais oh combien important, un quartier de la ville d’Ixelles, une commune de la Région de Bruxelles, porte le nom d’un quartier de Kinshasa : Matonge. Quartier emblématique de la présence africaine dans ce pays d’Europe centrale, un quartier vivant où on retrouve un peu la nostalgie du continent noir. Un espace africain à côté du quartier européen de Bruxelles.

Il est tautologique d’affirmer que la vie culturelle est importante pour une société. La femme, l’homme ne vivent pas que par le travail. La culture est aussi importante pour le développement intellectuel et économique d’un groupe et d’une société ; elle participa à la formation des membres de la société par le partage des valeurs humaines, par l’échange et le dialogue entre les gens de différents horizons culturels et religieux. Les expressions culturelles de la communauté africaine se développent de plus en plus. Si les artistes, chanteurs.es, musiciens.es et sportifs.es occupent le haut du pavé, le ciné et le théâtre ont trouvé une place dans les activités culturelles de la communauté noire. Un festival du ciné africain est organisé à Ixelles. Après un début difficile en termes d’acteurs.es, de financement, de reconnaissance par la communauté elle-même, le théâtre a trouvé sa place dans la vie culturelle et intellectuelle de la diaspora africaine.

Pour en savoir un peu plus sur le théâtre africain et son développement en Belgique, et en particulier à Bruxelles, nous avons recueilli le point de vue d’une professionnelle, la metteure en scène, Christine Rugurika.

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Bahdon : Présentez-vous brièvement aux internautes d’Afrique et du monde, qui suivent l’actualité artistique, culturelle et littéraire du continent noir par le site www.courrierdesafrique.net

Christine : Je m’appelle Christine Rugurika. Je suis d’origine Burundaise, Congolaise  et Rwandaise. Je suis née en Belgique. J’ai vécu en Angleterre pendant 6 ans. Et c’est là que j’ai développé ma passion pour le théâtre, les séries tout ce qui est l’Entertainment à l’africaine, les radios, les télévisions…

Bahdon : Le théâtre africain est très peu connu en Europe par la diaspora noire. On note aussi un certain désintérêt qu’au développement en Afrique noire par le manque de soutien des gouvernements. Dans la diaspora subsaharienne de Belgique, et à Bruxelles en particulier, très peu de gens se dédient à la profession d’acteur.e de théâtre. Vous êtes une metteuse en scène et productrice des pièces de théâtre. Comment vous est venue cette passion du théâtre, qui est devenue une profession pour vous ?

Christine : J’avais déjà fait une pièce de théâtre il y a longtemps ici en Belgique avec des amis, on avait produit une pièce, qui s’appelait le Cendrillon ou la fièvre africaine si je me souviens bien. C’est en faisant cette pièce que je me suis rendue compte vraiment d’écrire et de faire des pièces de théâtre. Je suis partie  en me disant je n’en marre de la Belgique, rien ne se passe en Belgique. A Londres, au moins là les Africains ; les Noirs.es font plus de choses. En voyant ce que tous les gens faisaient les gens, je me suis dit  ah mais tient il y a cette pièce à l’époque pourquoi ne pas la traduire et alors après prendre des acteurs anglais, on a traduit la pièce. Comme il y a beaucoup de Caribéens en Angleterre il y a beaucoup de choses que j’ai adaptées par rapport à leurs expressions. Il y avait des  acteurs Jamaïcains dans la pièce. On a tourné pendant un an, on a tourné 13 dates à Londres… Enfin là je suis rendue compte ce que j’aimais faire, ce qui me remplissait je puisse dire. Après ça, sont venues d’autres histoires dont la base de Pas un regard en arrière ; qui, à l’époque, était en Angleterre, une web série.

Bahdon : Selon vous, pourquoi il y a très peu d’acteurs.es ou de metteurs.es en scène de la communauté africaine en Belgique (où vous vivez) et dans le reste de l’Europe ?

Christine : Non, je pense que je ne suis pas la seule. Quand je suis revenue en Belgique  j’avais eu justement cette peur de me dire mais où est-ce que je vais trouver les acteurs, ce n’est pas quelque chose qui est développée, qui est encouragé dans la communauté africaine. Je pense qu’il y a beaucoup d’acteurs, beaucoup de gens qui ne savent qu’ils peuvent jouer la comédie. Dans la communauté africaine, on a mis l’accent plus sur d’autres secteurs (le sport, la chanson, la danse). Mais le côté acteurs n’est pas beaucoup développée ; je ne sais, peut-être parce qu’il y a assez de projet, de modèles, des acteurs de la diaspora, peut-être il n’y a pas de modèles et donc les gens ne se disent pas tient moi aussi je peux faire la comédie. Il y a quelques acteurs qui font partie des projets de réalisateurs européens, souvent on ne leur donne pas des rôles principaux, c’est souvent des rôles secondaires. Ils ne sont pas visibles, on ne les voit pas comme aux Etats-Unis comme Willy Smith… Parce que je pense qu’on joue sur les modèles. Il y a maintenant en France Omar Sy est connu. Là peut-être maintenant les gens peuvent se dire, tient, je me rends compte que j’aime jouer la comédie. Moi quand je faisais le casting, quand je demandais quand est-ce que vous avez joué la dernière fois, ah oui à l’école, c’est-à-dire à la fête de l’école. Il y avait très peu de projets pour dire où ils pourraient dire j’ai fait ceci, cela… Ou alors il y a beaucoup que j’ai pris dans le métier du mannequinat puisqu’ils ont l’habitude de la scène, je me suis dit ça c’est un poids en moins de voir à l’aise sur scène. Et eux ils étaient aptes à venir au casting ces gens du mannequinat. Mais je pense que c’est juste un manque de modèle, un manque de projet…. Mais il n’empêche maintenant j’ai l’impression que ça commence à arriver, ils commencent à être de plus en plus visibles, ah moi j’ai mon projet, mon petit film, ma petite pièce… Maintenant c’est de plus en plus visible. Les gens osent sortir leurs projets,

 

Bahdon : Le 26 mai dernier, la pièce les Bijoux de l’Âme, Saison 2 est présentée dans le centre culturel de Laeken, mais bien avant vous avez mis en scène une autre pièce, Pas un regard en arrière, présentée les 15/16 mai 2015 à Bruxelles et le 26 septembre 2015 à Liège. Quelles sont les inspirations de vos pièces de théâtre ?

Christine : Mon inspiration principale est divine. Pour moi, ça vient de Dieu d’office. La pièce Pas un regard en arrière est basée sur un personnage principal qui subit les abus de son mari. Oui, là je pense qu’il y a un peu de moi dedans et il y a un peu des histoires que j’ai entendues sur la violence faite aux femmes. Mais uniquement de la communauté, je pense que c’est vraiment un sujet universel l’abus domestique. Maintenant c’est claire j’utilise la communauté africaine je fais un point de vue africain, nous qui vivons ici en Europe. Mais je ne voulais pas faire un sujet grave. Il y a quand même une belle fin, donc je voulais que les gens soient sensibles à ce sujet-là, mais je voulais aussi que le message de l’abus domestique il faut essayer de régler ce problème de comment s’en sortir, je pense que beaucoup de femmes qui sont dans sont dans ce genre de relations ne savent pas comment s’en sortir. Parce qu’il y a l’abus physique et moral. Et d’ailleurs l’histoire commence quand la femme a mis fin à ses relations sentimentales avec son ex compagnon sentimental. On ne voit pas les abus qu’elle a subit. Et donc on ne voit pas dans les scènes tous les abus qu’il lui faisait subir. Mais on se rend compte dans sa tête tout ce qu’on lui a fait croire, elle le garde encore pendant un petit moment dans l’histoire jusqu’au moment qu’elle se va rendre compte qu’elle doit changer de mentalité, de pensée. Et c’est à ce moment-là qu’elle réalise qu’elle peut faire elle-même, elle n’a besoin de personne. La dernière fois qu’on a joué c’était en avril 2016 Pas un regard en arrière. En fait on voulait passer au Sitcom.

Bahdon : En fait les Bijoux de l’Âme sont la transformation de la pièce Pas un regard en arrière. Pourquoi avoir changé de titre? Est-ce qu’il y a une certaine continuité du message entre les deux ?

Christine Oui. En fait Pas un regard en arrière et les Bijoux de l’Âme, c’est le même projet. Donc je sais que ça confus pour les gens, même nous je crois qu’on est un peu confus… On a changé de titre parce qu’on en voulait faire un Sitcom. On s’est dit que Pas un regard en arrière ça ne fait pas un très, titre qui fait, un outil qui fait série et donc Les Bijoux de l’Âme. On voulait passer au Sitcom. Mais c’est exactement le même projet. Le message est le même oui et non, parce que les Bijoux de elle est sortie de sa relation familiale ; elle a d’autres relations. Elle va avoir d’autres problèmes. Elle a des amies, et ces amies ont aussi leurs histoires. Ce sont des histoires d’amour nous, j’essaie de mettre des thèmes que nous la diaspora noire parfois on doit subir, faire face en Europe. Ce sont des séries de 20 min. Quand on film devant le public, on le filme en entier comme une  pièce, mais après on fait le montage pour faire de séries, des séquences. Notre but, c’est que ça passe à la télé, on aimerait que le projet soit connu en Belgique mais aussi au niveau international, on aimerait avoir des fonds, parce ce n’est pas évident de survivre sans fond de survivre. On s’est dit si les télés achetaient nos séries, on pourrait produire d’autres séries. Le message n’est plus trop sur la violence domestique, il y a d’autres petits thèmes comme le pardon, les belles familles…

Bahdon : Dans Bijou de l’Âme, vous traitez la maltraitance et l’infidélité d’un mari. Il y a un parti pris en faveur d’un sexe ou d’une cause. Est-ce que ce sont des faits marquant les relations entre hommes et femmes de la diaspora africaine ? La maltraitance et l’infidélité peuvent aussi être le fait de la femme ? Dans les deux pièces, la victime est la femme.

Christine : Oui bien sûr. Oui la victime est la femme. Mais il y a un personnage, qui s’appelle Mady, qui elle est totalement matérialiste. Elle cherche les hommes pour l’argent, elle ne va se jeuner pour piquer le mari de sa copine. D’ailleurs l’héroïne de Les Bijoux de l’Âme, après son divorce, va être avec un autre homme ; qui lui est vraiment bien, un homme bien. Il n’y a pas seulement une accusation des abus et de la violence des hommes sur les femmes. Il y a ce personnage, Mady, qui est là, elle veut un homme riche. Elle se rend compte que sa copine a un homme riche, elle y va. Aussi il y a une autre, qui aime bien un garçon. Mais il lui a menti, il n’est pas clair. Le fait qu’il ait une copine, ça ne la dérange pas d’aller courir derrière lui or elle sait qu’il a une copine.  Il y a les deux versions… Comme c’est l’histoire de l’homme qui bat sa femme, mais il y a un homme bien, le professeur Alan. Je me rappelle une femme, qui était venue avec ses enfants. Elle divorcée, elle m’avait dit que son fils de 8 ans. Elle m’avait dit ce que son fils lui a dit après avoir vu la pièce : «oh maman j’espère qu’un jour tu vas trouver comme homme Alan, le gentil de la pièce qui nous amènera au Park.» Il trouvait que son père n’était bien sa mère, pas comme Alan. Il y a quand même un homme bien. Pour le fils de la femme, c’était un modèle. Je pense qu’il y a un homme bien.

Bahdon : Si la construction du scénario est complexe, il y a d’autres aspects plus difficiles à boucler comme le financement, comment avez-vous financé ces pièces ? Avez-vous eu des partenaires et des subventions publiques?

Christine : Alors on a toujours eu de l’aide des communes là où on jouait, c’est vraiment une petite aide. Les frais sont énormes. On fait avec les moyens du bord. Je prends de ma poche, des fois je prends des microcrédits. Ma famille m’aide beaucoup chaque année. Le plus dur a été le dernier spectacle (le 26 mai 2017) je n’ai aucun financement. Comme tout déjà prévu. Heureusement la salle était gratuite. On a réussi à faire. J’avoue que je vais prendre de ma poche, est de payer de ma poche ce qui reste à payer. C’est vraiment dur. Et c’est pour cela qu’on fait ça en série. Proposer nos séries aux télévisions pour avoir des fonds pour produire.

Bahdon : Le choix des acteurs.es est un défi à relever. Dans un tel choix il faut satisfaire le succès d’une pièce auprès d’un public divers et avoir des acteurs.es, qui soient à la hauteur de l’ambition d’un.e metteur.e en scène. Quels critères avez-vous suivi pour choisir celles et ceux qui ont joué dans les deux pièces de théâtre ?

Christine : En fait il faut savoir la plus des acteurs de cette pièces ont commencé avec moi, on a commencé ensemble en 2014 dans la pièce Pas un regard en arrière. Comme j’avais expliqué au début, la plus part n’avait pas jamais fait du théâtre ou alors à l’école. Il y a eu une petite période d’apprentissage des trucs basiques, ce qu’on fait sur scène et ce qu’on ne fait… Il y a toujours un problème de la projection sur la voie, comment se déplacer sur la scène. Mais maintenant ils commencent à se mettre à l’aise quand ils sont concentrés. Mais quand je prends de nouveaux  personnages, par un casting, déjà je sais quel personnage je cherche quelqu’un, si quelqu’un fait quelque chose que je cherche – exactement ce que je cherche, par rapport à son caractère, (je ne veux pas dire marron alors qu’il ne l’est pas), qui arrive à me comprendre ce que je veux, et qui se lâche. Alors là lui ou elle je vais lui prendre. Avant c’est beaucoup plus difficile pour avoir des acteurs, parce que je commençais ; c’était plus difficile d’avoir des acteurs. Mas maintenant comme les gens entendent parler de la pièce, c’est beaucoup plus facile pour avoir des acteurs et là souvent ils ont un peu plus d’expérience, un peu plus facile de travailler avec eux…. Et comme la base est déjà là, ils connaissent vraiment bien leurs personnages, donc eux aussi ils sont beaucoup plus à l’aise. Il y a quelques-uns qui sont partis, ils sont revenus. La base est vraiment la même.

Bahdon : La présentation des Bijoux de l’Âme s’est faite dans un contexte d’interaction entre les acteurs.es et le public. Comme un film il y a des figurants.es, quel est l’intérêt de cette participation du public ?

Christine : Là, c’est vraiment un sitcom. Pour nous, c’est important la participation. C’est pour cela qu’on n’a pas fait une série dans des appartements, on filme on a voulu garder ce côté live avec l’assistance d’un public.., je me suis rendu compte que quand le public agit, ça donne une énergie aux acteurs. Ils sont contents ah ils ont rigolé, on va mettre à fond. Si on faisait une série entre nous, l’attitude des acteurs est différente, réaction molle, ils se disent que ce n’est pas grave, je ne sais pas bien mon texte. Là ils sont beaucoup plus focalisés, les acteurs sont là, le public a réagi comme ça. Les réactions sont directes. On avait joué au mois de mars. Mais en mai 2017, c’est la première fois qu’on a demandé au public d’être figurant, on va essayer si ça intéressait les gens d’être dans la pièce. On était étonné que les gens venant à la scène.  Moi, qui ai une image de la communauté africaine très timide, qui n’ose pas trop faire, de trop parler. C’est pour cela qu’on faisait des petits débats entre les scènes au public que pensez-vous de cela. On se rend compte à chaque fois le public parle. Le public réagissait, ça nous étonne,  il s’exprime. Je trouve que c’est un jeu d’échanges qu’on va continuer dans cette voie.  Je crois que le public ne vient pas seulement voir une pièce, un sketch. Avec cette participation, les spectateurs.es ont eux aussi tendance d’avoir participé à quelque chose.

 

Bahdon : On a tendance à dire que si la salle où a lieu la présentation de la pièce est pleine, il y a un public intéressé, qui vient en grand nombre. Dans la diaspora africaine à Bruxelles il y a peu de bulletins d’information en papier. Comment le public a-t-il été informé de la présentation de cette pièce?

Christine : On a beaucoup utilisé les réseaux sociaux, les flyers, affiches même si maintenant c’est de plus en plus difficile de les coller dans les magasins, les gens ne veulent plus qu’on tâche leurs vitrines. On a fait des petites interviews en radios, dans des magazines, mais surtout les affiches pour les montrer qu’il y a une pièce, qui est là. Les magazines pour montrer qu’il y a une pièce de théâtre. On a surtout joué sur l’image, on a fait des belles affiches avec les acteurs sur la photo. Les gens disent «ha tient, c’est quoi, il y a que des acteurs noirs », « tient, c’est quoi ça, il y a des acteurs black. On a joué sur l’image. Après avoir joué en 2014 la première fois, comme les gens ont aimé, à chaque fois qu’on revenait, l’information circulait dans la communauté africaine. Les gens en parlent. Le bouche à oreille qui a fonctionné. On avait joué au mois de mars quand on a joué la première fois, les flyers n’étaient pas encore sortis, qu’on avait fini. Les gens en parlaient et réservaient leurs places. Il est vrai que c’était gratuit. Mais en tout cas, trois semaines avant on était déjà pratiquement complet pour les deux spectacles.

 

Bahdon : A la fin d’un film ou d’une pièce de théâtre, il y a des commentaires du public. On peut dire la note du public. Avez-vous reçu des échos sur les appréciations de certaines personnes, qui ont assisté à la représentation de la pièce ?

Christine : On reçoit toujours des commentaires. J’avoue que là le 26 mai ça n’a été comme on aurait souhaité. Ça s’est trop fort ressenti même dans le  public, parce que d’habitude ce n’est pas du tout comme ça. Quelques personnes se sont plaintes, non de la pièce, mais plutôt du quartier, tout ce qui était autour, c’était de la logistique. Parce qu’on a changé aussi de salle, nous on a dut faire à quelque chose qu’on ne s’attendait pas. C’était plutôt l’endroit, le fait qu’il n’y avait pas assez de chaises. Et aussi malheureusement, le timing, vu c’est trop cher à produire, on essaie de filmer le maximum d’épisodes en une nuit. On a eu du retard, il y a des gens qui sont partis… Ce sont plus de regrets dans ce sens-là  plutôt que du genre c’est nul. Les gens aiment beaucoup le concept, ils aiment le contenu… La tristesse ce que certains.es spectateurs.es devraient partir alors que ce n’était pas fini. Sinon à chaque fois, on a en général de très bons commentaires. Les gens aiment beaucoup ce projet. Et ça, ça nous encourage.

 

Bahdon : Sans vous rendre compte vous avez une passion pour les acteurs.es et une attente pour le public de la diaspora africaine, qui vous suit. Après ces pièces, avez-vous d’autres pièces de théâtre en préparation? Si oui, la présentation est prévue à quelle date approximativement?

Christine : En fait nous comme j’ai expliqué les Bijoux de l’Âme c’est un sitcom, on a fait la saison 2 en 2017. On va faire la saison 3 en 2018. Ça va être le même style, on va faire des épisodes, on parlera d’un truc bien précis avec un public nombreux. On n’a pas encore de date confirmée, c’est normalement en mars, avril 2018. On doit confirmer la date. Parce qu’on cherche un vrai studio d’enregistrement et pas une salle de théâtre.

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