« Les fantômes de Corniche », le plaidoyer photographique pour l’électrification de l’Afrique.

Les fantômes de Corniche est une série de photos de l’artiste photographe Congolais Baudouin MOUANDA. Elle présente la situation des jeunes étudiants qui viennent au crépuscule lire leurs cours au bord de la Corniche de Brazzaville au Congo.

Portrait Baudouin MOUANDA

Portrait de Baudoin MOUANDA DR

Un élément justifie le choix de ce sujet : Le fleuve Congo (deuxième fleuve le plus puissant au monde). L’artiste fait un parallèle entre la présence de cette source d’énergie hydraulique et le manque d’électricité. Un paradoxe qui l’amène  à s’interroger sur le lien qui peut exister entre les questions d’immigrations juvéniles et le manque d’électricité en Afrique. Sachant que l’électricité est un facteur majeur dans le quotidien estudiantin, ces jeunes trouvent refuge au bord de cette corniche afin de préparer leurs examens d’Etat et sessions universitaire. C’est dire qu’ à défaut d’avoir  de la lumière chez soi, vaut mieux braver des distances au nom de la Réussite scolaire, pour pouvoir étudier ses cours.

Questionnement face aux besoins de la jeunesse

L’écriture photographique de Baudoin MOUANDA est chargée de réalisme et de questionnement. Questionnement face aux besoins présent, celui de l’électrification de l’Afrique et de ses jeunes pour qui l’occident reste l’eldorado.  C’est un travail de recherche d’une piste de solution au problème d’électrification en Afrique. La lumière venant de la RDC, pour l’artiste fait penser à ses jeunes qui veulent traverser parce qu’ils sont attirés par l’effet de la lumière venant de l’autre côté du Continent.

A l’instar des Rencontres de Bamako placée sous le thème : AFROTOPIA, inspiré du livre AFROTOPIA de l’écrivain Sénégalais Felwine SARR, la série de photos « Les fantômes de corniches » s’inscrit dans une vision de changement. Changement en faveur d’un retour à la source et à l’entreprenariat. Sachant que l’électricité est un  élement indéniable du développement, doter l’Afrique de cette source favoriserait le retour au continent de ces jeunes forcés d’immigrer en Europe en quête d’une meilleure vie.

 »Photouin », un anticonformiste

Membre du collectif Génération ELILI et d’Afrique in visu, surnommé « Photouin » par les intimes, Baudouin est anticonformiste dans sa démarche de création. C’est ce qui ressort de ses précédents travaux comme : « Les séquelles de la guerre » « sapeurs », le « Hip Hop et société » « le Trottoir du Savoir », « Congolese Dreams ». Il a participé à plusieurs résidences et expositions nationales et internationales. Il a reçu plusieurs prix : prix pour la région Afrique centrale du concours photographique « La Beauté en Afrique dans tous ses états », prix de la Fondation Blachère, la médaille d’argent aux 7èmes Jeux de la Francophonie, prix alliance Française en Espagne. Après avoir couvert les élections présidentielles françaises en 2007, il suit les « Présidentielles en Afrique » dès 2009.

Baudouin Mouanda vit et travaille à Brazzaville.

Mariusca MOUKENGUE, Poète-Critique d’Art, Brazzaville, CONGO

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