Peinture : Qui sommes-nous ? Patshéli KINTENGUE analysé par Mariusca

Mariusca MOUKENGUE critique, poète, slameuse, comédienne compte amener sa pierre à la construction d’Africulturelle. Pour son premier article, elle nous parle de Patshéli Kahambo KINTENGUE.

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Mariusca MOUKENGUE by Max Mbakop

Né à Kinshasa en République Démocratique du Congo, Patshéli KAHAMBO KINTENGUE est un artiste peintre du mouvement Pop art qui a baigné dans un contexte socio-politique tendu. Témoin de ces bouleversements, il a choisi dès son jeune âge la peinture comme médium pour exprimer ses frustrations et ses espoirs.  Il a, à son actif, plusieurs prix dont le plus récent est la mention spéciale du jury dans le concours ORISHA.

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Patshéli Kahambo KINTENGUE

Ayant compris que l’histoire de l’humanité est une succession de jeux d’échec et mat dans lequel l’enjeu est le gain à tout prix. L’artiste met en lumière les instigateurs qui se camouflent derrière chaque empire qui s’écroule, chaque régime qui s’ébranle. C’est le cercle vicieux du « Qui perds, gagne ».

Dans un style ludique, il peint des personnages à l’aide de l’acrylique mousseux. Cette technique donne à la vue de l’admirateur, l’impression d’une sueur qui dégouline du visage du personnage central : l’homme. Seul personnage qui, à l’œil de l’Artiste est l’incarnation du libre arbitre. Un lien peut être établie entre la transpiration qui permet de réguler la température corporelle et l’invitation de l’artiste à la purification individuelle pour le bien collectif.  Tout ce qui lave, mousse dit on ! Vu dans ce sens, la mise en valeur de ce nettoyant par Patsheli est un appel tacite à un mea culpa collectif pour nettoyer les souillures qui asphyxient la paix universelle.

Cet appel à l’unité est pour l’artiste le seul moyen d’assainir cette planète bleue sur laquelle s’entasse les décombres d’un passé heureux. Les indicatifs sur les dés désignent les Etats en guerre. Cette évocation renvoie à un jeu de destruction dans lequel l’instinct de survie pousse la population à s’exiler.

Dans son esprit de recherche, les symboles sont pour l’artiste à la fois un code pour verrouiller et déverrouiller le message. L’artiste combine une diversité des signes qui évoquent la terreur pour accentuer l’empreinte du mal sur l’existence.

L’écriture picturale de Patshéli KAHAMBO KITENGUE est une tentative de réponse à la question : qui sommes-nous ? Dans cette recherche d’identité face au contexte socio-politique, la démarche artistique de l’Artiste se heurte à une perte de sens du détail au niveau de la présentation de l’animation de la toile. Du Pashéli minimaliste dans la construction des scénettes, nous sommes passés à une présentation des œuvres qui semblent nous indiquer que l’Artiste devient dans ce qu’on peut appeler : « La course après l’aiguille ». Serait-ce là une évolution de sa démarche de création ?  Quoi qu’il en soit, le pinceau de PATSHKAHA (nom par lequel il signe ses œuvres) sait avec humour rendre belle la douleur Congolaise.

Mariusca MOUKENGUE

Poète_Critique d’Art

Brazzaville CONGO

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