Peinture : Découverte d’Ibrahim Ballo, du Mali lauréat du prix des Ateliers Sahm en Arts Visuels – Peinture

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Ibrahima Ballo au vernissage de l’Institut Français du Congo, à Brazzaville le 05 Septembre 2017 © Max Mbakop

Jeune artiste malien, Ballo est le lauréat du prix des Ateliers Sahm en Arts visuels – Peinture lors de la sixième édition de la Rencontre Internationale de l’Art Contemporain (RIAC). D’abord on le découvre à travers l’entretien qu’il nous a accordé et la critique de ses œuvres réalisées la riac.

Africulturelle : Qui est Ibrahim Ballo?

Ibrahim Ballo : Ibrahim ballo est un artiste plasticien évoluant au Mali, à Bamako

Votre parcours artistique ?

Je suis passionné des arts plastiques depuis le bas âge. Après mes études primaires, j’ai intégré l’Institut national des arts du Mali où j’ai décroché un diplôme en arts plastique en 2012. Par la suite, j’ai poursuivi mes études au conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasseke Kouyaté du Mali où je suis sorti avec un master en arts plastique en 2017. Depuis je participe à beaucoup de festivals et ateliers artistiques au Mali. Je suis également membres du collectifs Tim’arts, un collectifs des jeunes artistes basés au Mali. J’expose depuis 2017,en  solo, Duo et collectifs au Mali, en France, au Burkina Faso.  C’est la première fois à Brazzaville lors de la 6e édition de la  RIAC des Ateliers Sahm. Je suis lauréat du prix des ateliers Sahm en arts visuels – peinture.

Félicitations ! Comment avez-vous trouvé la riac pour une première participation ?

Très bien, sincèrement.  D’abord, je salue les Ateliers Sahm pour cette belle initiative qu’ils offrent aux artistes. ça a été l’occasion pour moi de rencontrer des grands artistes, d’apprendre, de me former, d’échanger et de voir ce que font les autres venus d’autres pays. C’est une occasion également pour les jeunes artistes de sortir, de se faire des relations, de profiter pour aller plus loin. Donc merci aux ateliers Sahm,  particulièrement à Bill Kouélany.

Qu’est-ce qui vous a le plus  marqué dans cette sixième édition ?

Ce qui m’a beaucoup impressionné dans cette sixième edition c’est l’ambiance d’abord entre les artistes participants, puis la disponibilité des encadreurs tel que : Sylvia Rhud, Aimé M’pané, Domitille Bertrand, Dagara Dakin, Nathalie Bilakoro et Bill kouélany. Ça a été un réel plaisir pour moi de sortir, rencontrer d’autres artistes et un grand pas pour moi afin d’aller plus loin, et enfin poursuivre mes rêves dans l’arts. Et enfin le prix qu’ils m’ont offerts.

Votre bilan?

Alors le Bilan est positif. C’etait bien, tres riches et forts.je suis tres emu de cette première participation a la RIAC de la 6e  Edition. Merci à vous également pour votre engagement dans ce grand projet de journalisme culturel. Bon vent également à vous et votre entreprise.

Comment se passe votre retour au Mali ?

Je suis rentré content chez moi au Mali avec ce prix.Et je reçois les felicitations des uns et des autres. Ça  va,  je peux dire que suis bien arrivé au Mali.

Vos projets ?

Après cette 6e  Edition de la RIAC organisée par les ateliers SAHM a Brazza qui m’a inspirés et m’a donné la force. Je prépare un projet pour la  residence que je dois faire à Brazzaville  d’abord et après une exposition a l’Institut français du Mali, initiée par le collectif Equations Nomades vivant en France.

Le mot de la fin ?

Je remercie une fois de plus Les Ateliers SAHM particulièrement Bill Kouélany pour cette grandiose opportunité offerte aux  artistes du continent. Merci à tous les participants, aux encadreurs, à Bill, aux Ateliers Sahm et surtout à la Population Brazzavilloise a tous les congolais pour leurs hospitalité et l’accueil. Et je vous remercie une fois de plus pour votre travail et pour cette interview. Bon vent à Africulturelle.

Ibrahim Ballo a réalisé des tableaux lors de cette Riac. C’est Hassan NJOYA Critique d’art du Cameroun/Curateur chez ICONE, participant à l’atelier critique d’art de la RIAC sous la direction de Dakin Dagara qui nous en parle.

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Hassan Fifen NJOYA, Critique d’art

De la peinture tissée

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Il y aurait  une erreur épistémologique, en quelque sorte à vouloir analyser au plan strictement esthétique les peintures produites par Ibrahim Ballo. Son art de manière générique et général n’est pas  un langage clos sur lui-même comme on peut le remarqué au premier contact. Il illustre, à de multiples niveaux la réalité des cultures dans lesquelles il prend forme. On en a pour preuve son œuvre « plus jamais ça » qui est une métaphore des actes de suicide observés dans nos cités actuelles. Ainsi sa peinture devrait  être lue plutôt comme un excellent moyen d’accès à la compréhension d’une société en pleine  mutation suivant une approche anthropologique. C’est en partie pour se positionné en tant que tel qu’est né la ‘’RETRO-VERSION’’ un  terme conceptualisé et exploité comme démarche artistique.

Né en 1986 au Mali, Ibrahim Ballo dessine depuis l’enfance. Mais débute de façon professionnelle et académique sa formation artistique à l’Institut National des Arts du Mali option arts plastiques. Et, il poursuit sa formation au conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté.

Du fait qu’il ait  grandit dans un environnement de tisserand, ses peintures sont fortement dominées par le tissage. « Au Mali le tissage fait parti des activités les plus présentes et vivantes bien qu’aujourd’hui cette pratique ancestrale survit péniblement» affirme l’artiste.

La présence d’un tisserand au sein d’une famille ou d’un village était signe d’union et de solidarité car c’est autour de cette activité sous un arbre que les dilemmes étaient résolus. Avec leur disparition progressive, on assiste d’avantage à la désunion, le manque de solidarité et de partage, l’égoïsme et autres fléaux plus sévères comme les violences et la corruption, l’immigration clandestine des jeunes.

Si l’art nous renseigne sur la société qui le produit, c’est justement parce qu’il  en est le reflet. Il réalise dans le cadre de cette 6e Rencontre Internationale d’Art Contemporain une œuvre inspirée du thème ‘’je te présente ma ville’’.Une œuvre qui interroge le comportement des hommes vis-à-vis des règles qu’ils se fixent.

Plastiquement son interrogation l’amène à représenter une femme enceinte se détachant sur un fond couleur nuit, auréolée de quelques touches chaudes symboles de l’espoir et de l’harmonie dont il est en quête permanente. Cette œuvre reflète une personnalité exigeante qui entretient la légende d’un artiste qui ne semble pas beaucoup s’aimer, préférant à l’égoïsme du moi l’altruisme de la création.

 

1 réponse »

  1. Vraiment je suis ému que l’enfant du terroir ait honoré l’ensemble du peuple Africain en général et du Banico (Mali ) en particulier. Cependant cela m’étonne point car tout ce qui connait ton amour, ta passion pour l’art, ceci ne serait que du mérite. Bon vent Mr le maire!

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