Arts Visuels: Découverte de Isaac Sahani de la RDC

C’est à l’occasion de la sixième Rencontre Internationale de l’Art Contemporain (Riac) organisé par Bill Kouelany aux Ateliers Sahm que nous avons rencontré Isaac Sahani. Ce congolais de Kinshasa, appareil photo aux poings était sur tous les fronts lors de cette riac. Il a bien voulu nous parler de lui à travers cet entretien.

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Isaac Sahani sur le pont du 15 Août 1960 à Brazzaville, au Congo.

Africulturelle : Qui est Isaac Sahani ?

Isaac : Je suis artiste pluridisciplinaire, ma pratique s’inscrit dans la photographie, la peinture, la performance, l’installation, et le son. Je n’ai pas de médium principal, je me sers et me saisis de tout selon les instants. L’ironie et la poésie occupent une place importante dans mon processus de création.

Votre parcours artistique ?

C’est encore difficile pour moi de parler de mon parcours artistique, mais pour la petite histoire, j’ai découvert très tôt les artistes contemporains à travers des livres et catalogues. Ils ont ‘’désorienté’’ ma vision artistique classique et académique et cela m’avait poussé à me lancer très tôt dans le monde professionnel en osant même créer des collectifs d’artistes dont Bokutani artistes réunis où aujourd’hui nous évoluons ensemble avec mes trois amis Luvi LUYEYE, Joycenath TSHAMALA et Geraldine TOBE.

J’ai eu à participer à plusieurs expositions et grâce à des rencontre avec des ainés artistes et commissaires d’exposition ( Vsthois MWILAMBWE, Jean KAMBA ,Steve BANDOMA, Toma MUTEBA, Bill KOUELANY, Aimé MPANE, Sammy BALOJI, Virginie Dupray, N’Goné Fall), et participation aux ateliers tels Kin art Studio, Goethe Institut, Atelier PICHA, KoiD9, Atelier SAHM, m’ont permis maintenant de construire mon univers artistique.

Jeune artiste, vous avez créé un collectif d’artiste ‘’Bokutani Artistes Réunis’’. Qu’est ce qui a motivé la création de ce collectif ?

L’absence des jeunes de mon âge à l’époque dans le milieu artistique dans mon pays et l’absence des cadres appropriés pour la création contemporaine constituaient ma motivation et ma préoccupation. Qui était de créer un carrefour d’échange, de création, de rencontre et de réflexions pour rompre avec le système classique des Beaux-arts.

Vous êtes à Brazzaville dans le cadre des RIAC. Qu’est-ce qui vous a incité à y prendre part ?

Ce qui m’avait incité à prendre part aux Ateliers SAHM à travers son projet la RIAC c’est l’initiative « RIAC » même, le profil de l’organisatrice et les intervenants invités.

Après dix jours de participation au workshop, quel est le bilan à mi-parcours que vous faites ?

J’ai beaucoup appris, et cela est inquantifiable, sur la vidéo installation avec Aimé MPANE j’ai accumulé beaucoup et le bilan est positif. C’est un réel plaisir pour moi de partager ces instants qui reste inoubliable. Et je vous souhaite toutes les bonnes choses dans votre carrière de journaliste. Espérant vous revoir encore.

Isaac Sahani a réalisé une performance lors de cette Riac. C’est Hassan NJOYA Critique d’art du Cameroun/Curateur chez ICONE, participant à l’atelier critique d’art de la RIAC sous la direction de Dakin Dagara qui nous en parle.

HASSAN

Hassan Fifen NJOYA du Cameroun

ISAAC SAHANI DATO : « 05/06/199723/09/2017 »

 

L’artiste ISAAC SAHANI DATO originaire de Kinshasa présente la performance                               « 05061997.23092017 », laquelle rend hommage aux victimes de la crise politico-militaire du Congo Brazzaville en 1997.

 Le titre en forme de code barre renvoie à la date de la manifestation de la crise et celle à laquelle l’œuvre est présentée. La performance de l’artiste consiste à créer un mémorial du 05 juin 97. En effet, il considère l’acte de souffler comme une purification de l’esprit des personnes disparus lors de cette crise « fratricide ».  Dato propose que les stigmates et événements manifestés entre les quartiers de Bacongo et Ouenzé apportent un autre message sur la réunification et le temps contemporain en relation avec le geste de rituel.

 Ainsi il nous présente sa ville, son histoire, l’histoire de son peuple oublié. De la sorte, il réaffirme à travers cette performance sa position. Il ne s’inscrit pas dans des enjeux politiques et ne fait pas l’apologie de la crise par l’évocation des mémoires. Il immortalise l’histoire passé et présente.

 

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